Michel Mégret expose à la bibliothèque Gabriel Péri du 4 février au 1er mars.


Rencontre signature de son livre "Métiers d’hier et d’aujourd’hui : un abécédaire en 100 photographies".
vendredi 7 février à 18 h 00

demi A3 Metiers dhier

Ce passionné fait de la photo depuis plus de 60 ans. Il en a connu toute l’évolution. Ses premières expériences, il les a faites à 10 ans, avec les négatifs sur plaques en verre de son père, tirés au soleil. Il a ensuite conçu des caissons étanches pour des photos sous-marines pendant son service militaire. Il a commencé à tester la couleur en 1950. Passé au numérique, il savoure désormais le plaisir de partager ses photos facilement par le biais des galeries et livres. Grand voyageur, tant professionnel que touristique, il a ramené des clichés du monde entier, connu les affres de la pellicule qui ne s’enclenche pas ou de la photo exceptionnelle… qui est loupée ! Avec son exposition « les métiers d’hier et d’ailleurs », ce sont des images glanées dans différents pays au fil des ans, des images d’hommes, de femmes, et parfois d’enfants, en train de « gagner leur vie ». Des photos qui témoignent de quelque chose d’universel, ce qui fait qu’à des milliers de kilomètres de distance, à des époques éloignées, des êtres humains de couleurs différentes se ressemblent beaucoup quand ils travaillent de leurs mains et font le même métier. C’est un hommage à tous ceux qui se battent avec la seule force de leurs bras, sans machines, encore un peu partout dans le monde.

Michel Mégret explique : « Souvent, au Vietnam et au Pakistan entre autres, j’ai eu le sentiment très fort de contempler une culture sur le point de disparaître. Je suis assez vieux pour avoir connu la France sans téléphone, ni télévision, ni sécurité sociale, les routes nationales étroites bordées de platanes, les charrettes à chevaux apportant quelques légumes au marché, l’éclairage au gaz et les WC communs sur le palier dans des immeubles sans chauffage. Les photos présentées à cette exposition témoignent de modes de vie semblables à ce que j’ai connu dans mon enfance, et je pense important d’en garder la mémoire. Cette exposition est un immense merci à tous ces hommes et ces femmes qui, malgré la fatigue des corps, ont accueilli d’un geste l’étranger riche que j’étais pour eux, et lui ont fait l’offrande d’un sourire ».