Vous avez jusqu'au 30 septembre
pour voter pour votre photographe préféré
et obtenir votre invitation gratuite au Salon de la Photo.    

Pour la cinquième année, le Salon de la Photo récompense 2 photographes professionnels en attribuant le ZOOM du Public et le ZOOM alon de la photode la Presse Photo.

9 rédacteurs en chef de la presse Photo ont désigné chacun un photographe professionnel "émergent" ( Français ou installé en France ), un vrai coup de cœur pour un talent encore peu connu ou pas assez reconnu, que son parrain ou sa marraine veut révéler au grand public.

VOTEZ car en votant, c'est vous qui contribuez à désigner le ZOOM du Public .
Et vous recevrez votre entrée gratuite au Salon de la Photo .

Les zooms 2014

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Votez pour désigner le lauréat des ZOOMS 2014
 et recevez votre entrée gratuite au Salon de la Photo.


Pour la cinquième année, le Salon de la Photo récompensera 2 photographes en attribuant le ZOOM du Public
et le ZOOM de la Presse Photo.

Le Salon de la Photo veut contribuer à mettre à l'honneur le métier de photographe, et le valoriser aux yeux du plus large public.

9 rédacteurs en chef ou directeurs de rédaction de la presse Photo ont désigné chacun un photographe professionnel « émergent » (français ou installé en France), un vrai coup de cœur pour un talent encore peu connu ou pas assez reconnu, que son parrain ou sa marraine veut révéler au grand public.

Le ZOOM décerné par la Presse PHOTO

Pour désigner le lauréat de la Presse Photo, les rédacteurs en chef ou directeurs de rédaction se réuniront le 30 septembre.  

Le ZOOM décerné par le public

Prenez un peu de temps, et beaucoup de plaisir, à découvrir, regarder, confronter le travail et la personnalité de chacun(e) des 9 photographes. Puis votez pour donner une chance à votre photographe préféré(e) d’avoir son exposition au Salon de la Photo.
Le bulletin de vote se trouve en bas de page, à la suite de la présentation des 9 photographes nominés. (fin des votes le 30 septembre)

Et, en votant vous pourrez recevoir votre entrée gratuite au Salon de la Photo, offerte par le magazine présentant  le photographe que vous aurez élu.

Ljubisa DANILOVIC présenté par Sylvie HUGUES, Rédactrice en chef du magazine Réponses Photo
EPECTASE présenté par Agnès GREGOIRE, Rédactrice en chef du magazine PHOTO
Theo GOSSELIN présenté par Jessica LAMACQUE, Rédactrice en chef du magazine Fisheye
Manolo MYLONAS présenté par Guy BOYER, Directeur de la rédaction du magazine Connaissance des Arts
Marion NORMAND présentée par Didier DE FAYS, Rédacteur en chef de Photographie.com
Mathilde PETIT présentée par Sophie BERNARD, Rédactrice en chef du magazine Images
Antoine RAAB présenté par Stéphane BRASCA, Directeur de la rédaction du magazine de l’air
Rodolphe SEBBAH présenté par Vincent TRUJILLO, Directeur des Publications de Lemondedelaphoto.com
Sébastien VAN MALLEGHEM présenté par Dimitri BECK, Rédacteur en chef de Polka Magazine  


allez voter sur le tableau en bas de la page à la suite des 9 présentations des photographes. 


 

Antoine RAAB présenté par Stéphane BRASCA, Directeur de la rédaction du magazine de l’air
Le pas suspendu du boxeur khmer.
Le pas suspendu du boxeur khmer

1PhotoAuteurAntoine Raab est installé depuis deux ans à Phnom-Penh. Fin connaisseur du Cambodge, qu’il avait visité plusieurs fois dans le passé, ce photographe parisien s’est vite attaqué à son arrivée à un sujet fondamental : le kun khmer, la boxe nationale. Un sport violent, très populaire, pratiqué à la ville comme à la campagne par des hommes dès le plus jeune âge, et qui tranche avec l’image de gentils et souriants Cambodgiens au quotidien. Lorsque j’ai vu ces images, j’ai tout en les appréciant pensé aux fameuses « Sorties de match » de Denis Rouvre. Il n’a pas renié cette référence, ne l’a pas revendiqué non plus. De toutes façons, la photographie, comme toute discipline artistique, n’est faite que de clins d’œil. Ce qui importe, et c’est le cas d’Antoine Raab, c’est de se s’emparer personnellement d’un sujet qui n’appartient au fond à personne…
Durant presqu’un an, il a donc écumé les salles décrépies et survoltées de Phnom-Penh ou de Battabamg. Ses combattants, suspendus entre combat et relâchement, sont beaux, majestueux. Ils sentent la sueur, le sang, le muscle. Après avoir exécuté quelques pas de danse rituelle qui précédent chaque combat, ils ont frappé par passion (des pieds, des mains, des genoux, des coudes) mais aussi pour améliorer un quotidien minable de flic ou de troufion. Les enfants inquiètent, on voit déjà le tigre rugir dans leurs yeux. Il y a quelques minutes, ils ont touché du doigt un statut d’idole, poussés par un public hystérique. Dans quelques minutes, tous se noieront dans la nuit anonyme de la ville. C’est cet entre-deux instants, univers, statuts qu’Antoine a réussi à immortaliser.

Stéphane Brasca, Directeur de la rédaction du magazine de l’air

Biographie de Antoine RAAB
     Antoine Raab, 41 ans, vit entre paris et Phnom Penh depuis deux ans. Il s’est installé dans la capitale cambodgienne, passionné par ce pays qu’il connaissait déjà bien, pour vivre une nouvelle expérience personnelle et professionnelle. Diplômé du Centre Iris pour la photographie, il collabore un peu avec la presse, beaucoup plus avec des institutions, des ONG ou des sociétés (corporate). C’est pour développer un travail d’auteur, centré sur ses propres centres d’intérêts, qu’il a décidé de prendre le large en Asie du Sud-Est, où il a réalisé depuis un certain nombre de sujets dont celui consacré à la boxe khmer.

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EPECTASE présenté par Agnès Grégoire, Rédactrice en chef du magazine PHOTO  

2PhotoAuteurEPECTASE : Un nouveau duo dada

Ils sont investis et engagés ! Tous les deux ont en commun une curiosité intense, intellectuelle et artistique, une volonté d’informer, de dénoncer, d’avancer et de se faire plaisir. Corentin Fohlen est photojournaliste, Jérôme Von Zilw est performer, vidéaste et réalisateur de documentaires. Ces deux trentenaires ont choisi des métiers qui les confrontent à une réalité sans concession. Dès qu'ils le peuvent, les deux amis s’échappent de toute contrainte et élaborent un recueil de poésie visuelle irrévérencieuse et provocante, mais toujours bienveillante. En véritables agitateurs, ils sillonnent la France à la recherche d’un lieu banal, normé, inanimé et s'en empare pour créer leurs scènes sensées, vives et colorées. Ils imaginent ensemble des histoires, des cadres, des compositions à la fois strictes et joyeux. Corentin derrière l'objectif, Jérôme devant. Les images sont absurdes, dérangeantes, drôles, pleine de vie et de sens, remarquablement construites, soignées, piquées et piquantes ! Ce qui au départ n’était qu’un jeu s’est révélé être une aire de créativité et un nouveau moyen d’expression. C’est ainsi qu’est né, il y a un an, Epectase, qui signifie aussi bien « tendre vers Dieu » que « mourir en plein orgasme ». A la vie, à la mort ! Le duo cherche déjà sa galerie. PHOTO a pris leurs images en pleine tête, comme des éclats de rire qui peuvent changer le monde. On voulait les partager avec vous.

Agnès Grégoire, rédactrice en chef de PHOTO

Biographie de EPECTASE
     1981 : Corentin Fohlen naît à Quimper. Il étudie la bande dessinée à l'école supérieure des Arts, Instituts Saint-Luc à Bruxelles de 2000 à 2002 puis devient photojournaliste.

1984 : Jérôme von Zilw naît à Orléans. Il fait des études à Berkeley en 2005-2006 et sort diplômé de Sciences-politique en 2008. Il est aujourd'hui, performer, vidéaste et réalisateur de documentaires.

2003 : Première rencontre de Jérôme von Zilw et Corentin Fohlen dans un bain familial, équestre et normand.

2004-2008 : Amitié sylvestre, agraire et marine, musique avec l'IRELSB, escapades radieuses en Corrèze, Bretagne, Normandie…

2011 : Jérôme décide de suivre Corentin en partance pour la Syrie. C'est le début d'un documentaire sur la jeune génération de photoreporter.

2012 : Première photo EPECTASE, sans le savoir. Le duo s'officialise, et part dès qu'il le peut en shootings guérilla.

2014 : EPECTASE commence à montrer son travail.

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Ljubisa DANILOVIC présenté par Sylvie Hugues, Rédactrice en chef du magazine Réponses Photo

3PhotoAuteurLjubisa DANILOVIC
     "Par mes photographies, je souhaite ouvrir les portes d'un monde onirique , suggéré par la solitude, le désert démographique, la rudesse du climat. Une région du monde peuplée d'animaux étranges, de paysages vides où l'homme n'est souvent qu'une apparition fantomatique"*

Pourquoi je défends Ljubisa Danilovic ? La réponse est contenue dans cette phrase. Par sa capacité à nous emporter dans une fiction photographique portée par un souffle puissant et monochrome. Cette fiction s'appelle "le désert russe" et c'est une série issue d'un travail de longue haleine étalée sur plusieurs hivers, où ce photographe de 39 ans, équipé d'un seul 35 mm sur son Leica, a traversé la Russie à trois reprises, de St Petersbourg à Vladivostok, sur la ligne mythique du Transsibérien. Le froid (jusqu'à -40°), la neige, les ombres des arbres, les silhouettes furtives de rares habitants égarés nous transportent dans un conte, entre le monologue intérieur et le rêve éveillé. Laissez-vous emporter par sa poésie…

Sylvie Hugues, rédactrice en chef de Réponses Photo.

*Extrait du portfolio et interview réalisée par Jean-Christophe Béchet dans notre hors série N°17, paru en novembre 2013

Biographie de Ljubisa DANILOVIC

Ljubisa - ça se prononce “Lioubicha” - Danilovic vit en France depuis toujours. Il est né à Paris en 1974, il est marié, père de deux enfants et partage son temps entre la photographie et le cinéma. En parallèle de son travail de photojournaliste, il a réalisé des films documentaires pour les Petits Frères des Pauvres, l'Unafo, la fondation Abbé Pierre… fondation pour laquelle il est photographe sous contrat. Avant d'être indépendant, il a été pigiste à l'agence Boomerang (Patrick Chauvel) et à Gamma. En 2003, les éditions Alternatives lui ont confié l'illustration d'un de leurs ouvrages de la série "Avoir 20 ans", sur la jeunesse à Belgrade. En 2007, il figure parmi les finalistes du prix Leica Oscar Barnack et, en 2012, il remporte la Bourse du festival Chroniques Nomades/Caisse d'Epargne. Il est également formateur et a anime des ateliers de photo où il apprend aux jeunes à "écrire avec la lumière". Il est actuellement en voyage dans l'Europe de l'Est afin de mener à bien un projet de livre numérique interactif - Georgia- mêlant photographies et vidéo.

www.ljubisadanilovic.fr

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Manolo MYLONAS présenté par Guy Boyer, Directeur de la rédaction du magazine Connaissance des Arts


4PhotoAuteurTous les jours dimanche de Manolo Mylonas Dans sa série « Tous les jours dimanche », réalisée ces trois dernières années en Seine Saint-Denis, le photojournaliste Manolo Mylonas pose des questions sur la place de l’homme dans l’urbanisme souvent anarchique de nos banlieues. Dans un esprit surréaliste, certaines images montrent l’absurdité de situations qu’il a pu y croiser. Ce sont « des territoires affreusement beaux à la frontière entre réel et imaginaire, qui embarquent le spectateur, comme la littérature, et jettent la confusion. Des images comme des trompe-l’œil, telles des apparitions », dit il. Pourtant, toutes ces prises de vue sont captées sans trucage, sans mise en scène, à la manière d’un documentaire.

Guy Boyer, Directeur de la rédaction de Connaissance des Arts

Biographie de Manolo MYLONAS

En prenant des photos de famille, puis attiré par la photographie de rue, je m'empare adolescent, du Canon A1 de mon père.
Intéressé par le quotidien derrière le « rideau de fer », je découvre les pays de l'Est et je pars en Pologne en 1987 au moment du combat de Solidarnocz. Mes récits de voyage sont des carnets de dessins et photos que je présente à l'Ecole des Arts Déco de Paris où j'ai suivi un cursus de scénographie pour devenir décorateur de cinéma. J’en fais d'ailleurs mon métier avant de revenir à la photographie pour, travaillant en commande presse et parcourant l’Asie et l’Afrique, m’intéresser au réel, à l’envers du décor. En 2004, je réalise une première série personnelle « Mon Mari est capable ». Depuis 2005, je consacre un travail documentaire sur les ateliers d'artistes et les manufactures d'arts Parallèlement, j'explore les rapports entre art et sacré. Aujourd'hui Paris et sa banlieue sont le théâtre privilégié de mes prises de vue. La Série « Fenêtre sur rue » en est une illustration. Manolo Mylonas

http://www.divergence-images.com/manolo-mylonas/portfolios.html

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Marion NORMAND présentée par Didier de Faÿs, Rédacteur en chef de Photographie.com

5PhotoAuteurRue de Syrie, la vie entre les balles

De part et d’autre de la rue de Syrie à Tripoli (Liban), c’est le conflit syrien que se jouent au quotidien les quartiers sunnite et alaouïte. Marion Normand révèle ce que l’on ne montre pas : la vie des familles rythmées du claquement des balles assassines. Les hommes semblent absents dans ce théâtre de l’absurde aux décors ravagés par la haine. Dans ce document d’instants d’aujourd’hui Marion développe un engagement certain pour la photographie et le sens qu’elle porte : la folie des Hommes dans une maîtrise des couleurs qui passent du sang aux cendres. Cadrage implacable comme la violence des obus. Les douilles de mortier sont peintes par les femmes pour les rendre plus jolies, peut-être un vase pour les fleurs…

Biographie de Marion NORMAND

Se positionner, exister, trouver son identité dans la vie ou dans la photographie cela se confond parfois. Marion Normand est diplômée de l'école photographique d'Arles en 2012. Elle avait rejoint la célèbre institution sur un malentendu. Passionnée de l’Homme et du reportage, elle est formée à une vision artistique plasticienne. Qu’importe, il s’agit pour elle d’abolir les frontières entre les champs photographiques. Alors, elle multiplie les rencontres, avec les photographes qui l’inspirent mais aussi les gens avec la médiation culturelle ou des workshops qui l’emmène jusqu’au Liban; un pays dont elle tombera amoureuse. Marion revient aujourd'hui d'Ukraine et se prépare à partir encore ailleurs ...

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Mathilde PETIT présentée par Sophie Bernard, Rédactrice en chef de Images

6PhotoAuteurMathilde Petit, Série Dynastie, 2012

Ni images de mode ni photographie de famille, cette série emprunte pourtant à l’un et à l’autre de ces domaines qui ont été longtemps considérés comme les parents pauvres de la photographie. Le point de départ est personnel : au décès de ses grands parents, Mathilde Petit passe des journées entières dans le grenier et se plonge dans les souvenirs de sa grand-mère qui aimait particulièrement la mode. Elle collecte ainsi vêtements et petits objets et se lance dans l’élaboration d’un album de famille imaginaire qui traverse les décennies.
Elle mise sur des petits tirages. L’intimité est quelque chose de précieux qui ne s’étale pas en grand semble-t-elle nous dire. C’est sans doute pour cela aussi qu’elle présente ces images sur des planches, comme un album de famille, ou enfermées dans une boîte. De même, le processus de réalisation s’apparente à de l’artisanat. Chaque œuvre est unique. Après une prise de vue, elle fait de simples tirages jet d’encre qu’elle retravaille manuellement. Au besoin elle les plie ou les écorne, en brûle les contours. L’ensemble est scellé par un vernis qui contribue lui aussi à donner cette impression de vieux tirage. Souci du détail : la jeune photographe s’attache à réaliser ses images aux formats référence des époques qu’elle évoque, des années 1920 à 1970.

Biographie de Mathilde PETIT

Sortie diplômée de l’école Efet en 2012, Mathilde Petit est une jeune photographe prometteuse de 26 ans. Pour sa série Dynastie, elle crée un album de famille imaginaire où se croisent les époques et les personnages, habillés et mis en scène par ses soins. Ses tirages prennent l’apparence de ceux des années 1920 à 1970 car elle les vieillit et les abîme artificiellement pour être cohérente avec l’époque évoquée. Lauréate du concours “Huis Clos le Couple” lors du Festival MAP, Toulouse 2013, Mathilde Petit a également fait partie des cinq finalistes du dernier Prix Picto de la Photographie de Mode.

mathildepetit.com

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Rodolphe SEBBAH présenté par Vincent TRUJILLO, Directeur des Publications de Lemondedelaphoto.com

7PhotoAuteurRodolphe, l’espiègle.

En découvrant sur Internet les photos de Rodolphe Sebbah, c’est immédiatement cet adjectif qui m’est venu à l’esprit pour vous présenter ce photographe attachant et talentueux. Les photos de Rodolphe sont une joie de l’esprit et une sempiternelle invitation à redécouvrir le monde qui nous entoure, surtout celui qui s’anime et se déroule dans notre rue. La ville est le terrain de jeu exclusif de Rodolphe Sebbah qui se définit comme un photo-reporter de rue. Au coeur de ce brouhaha moderne, il use de tous les accidents malicieux et impromptus de la cité pour révéler des images éphémères et souvent cocasses.

Dans la lignée des René Maltête ou encore Elliott Erwitt, l'humour tient une place importante dans les photos de Rodolphe; "je suis très attentif aux excentricités du quotidien. Je joue souvent avec les affiches, les slogans publicitaires, les enseignes des magasins. Ils sont une source inépuisable de clins d’œil et de photos amusantes ou absurdes. " Sa dextérité de photographe nous livre des anecdotes mutines et savoureuses qui composent notre paysage urbain. A travers ces “instantanés” (au sens le plus strict du terme), le photographe privilégie ces courts instants qui se dérobent à notre vue. Certains lui reprocheront quelques cadrages trop précipités ou une frénésie trop assumée; peu importe, la démarche photographique de Rodolphe n’est pas “esthétisante”, il photographie au ”ras du trottoir” comme il aime à le répéter, avec comme source d’inspiration le challenge de « capter le théâtre de la rue sans me soucier de ce qui est beau, laid, confortable ou dérangeant. Ma seule exigence est la spontanéité. » Aux préparations scénographiques trop rigoureuses, il préfère la technique jubilatoire du « snapshot ». Mais il serait indécent de ne pas voir l’expression d’un talent opiniâtre et aguerri qui sied à certains photographes dont les images nous montrent à voir les choses.

Indéniablement, aux plus hérétiques des scènes de rue et des milieux urbains, Rodolphe Sebbah fait aimer la ville et ses gens. Ce sens de la poésie, il le partage avec enthousiasme sur son site Internet (http://www.rodolphesebbah.com) comme autant de parenthèses captées au gré de ses pérégrinations urbaines. Toute une découverte !

En cela sa participation aux Zooms 2014 était légitime tant Rodolphe, l’espiègle, transforme notre vision du quotidien. Et d’un coup le monde est plus léger, plus joyeux !

Par Vincent Trujillo, Directeur des rédactions LemondedelaPHOTO.com

Biographie de Rodolphe SEBBAH

Rodolphe Sebbah a 56 ans et vit à Paris depuis l’âge de 18 ans. Paris, sa ville comme il aime à le répéter : il l’aime, il la connaît, il la sent et rien ne lui est plus insupportable que les rares moments où il doit s’éloigner de ses rues et de ses tribulations.

Pourtant rien ne prédestinait Rodolphe à embrasser la carrière de photographe. Diamantaire de formation, c’est dans ce milieu étrangement déconnecté du théâtre de la rue qu'il découvre au gré de ses lectures les travaux d’illustres aïeux : les américains Robert Franck, Garry Winogrand, Helen Levitt, Saul Leiter, Elliot Erwitt, mais aussi les français Henri Cartier-Bresson, Willy Ronis ou René Maltête. Tous ont marqué de leur empreinte cet art si particulier qu’est la « street photography ». Une véritable révélation, un choc visuel pour le futur photographe.

Commence alors le long parcours de l’autodidacte. Boulimique, il compulse tout ce qui peut s’écrire ou se voir sur le sujet et ses maîtres : livres, magazines, expos. Il se détourne alors progressivement des éclats célestes du diamant pour regarder sa ville « au ras du trottoir » comme il dit. Le spectacle qui s’offre à lui le fascine, l’attire irrémédiablement vers ces scènes furtives qui rythment le pouls d’une cité. Dans cette quête, Rodolphe capte ce qu’il appelle les beaux instants de la vie urbaine. Il livre sans fard au spectateur la banalité de situations aussi impromptues que cocasses.

Peu à peu, il accumule de nombreux clichés. « Ce que vous voyez est ce que vous voyez. Il n’y a rien à voir ou comprendre au-delà de ce qui est montré. », cette maxime d'Helen Levitt que Rodolphe aime à citer symbolise parfaitement sa démarche photographique qui ne revendique aucun message particulier. Il montre un point c’est tout. Ses images, qu’il publie régulièrement sur Internet, commencent à être remarquées. Aux premières publications se succèdent les premiers encouragements. Adepte des focales fixes (50 mm f/1.4 – 35 mm f/2 – 28 mm f/2.8) à grande ouverture, il aime trouver sa distance par rapport au sujet qu’il photographie en mode « snapshot » repoussant le confort d’un zoom.

Cette « vérité » qu’il recherche frénétiquement dans ses clichés contribue au « style Sebbah ». Brut de vérité et de spontanéité, il ne magnifie pas. Nous découvrons alors la multitude des détails aussi savoureux que truculents qui composent nos paysages urbains. C’est ce qu’on appelle un témoignage.

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Sébastien VAN MALLEGHEM présenté par Dimitri Beck, Rédacteur en chef de Polka Magazine

8PhotoAuteurBienvenue dans la saga de Sébastien Van Malleghem. Pourquoi saga ? Parce qu’elle se raconte sur les terres où ce genre littéraire développé en des temps médiévaux, est né : l’Islande, la « terre de glace ».
La série « North - road », tout en noir et blanc, est un road trip en cette contrée insulaire, logé entre le Groenland et l’Ecosse. Bien plus qu’un carnet de route, ses images nous plongent dans un monde hors du temps qui traverse les frontières du réel. Dans ces paysages mystérieux, souvent brumeux, inquiétants, intrigants et fascinants, on croise des personnages étranges. Seraient-ils les héros d’un « Game of Thrones » où seule la survie de ces âmes isolées compterait ?
Attiré par ce Nord magnétique, loin de sa Belgique natale, Sébastien trouve là-bas son inspiration mais aussi une nouvelle respiration. Le jeune photographe s’y ressource, depuis près de deux ans, entre des reportages sociaux durs, comme la vie carcérale en Belgique ou celle des junkies à Berlin. « Prendre la route permet la réflexion. Le vent froid que l’on prend en pleine face comme une claque, la solitude, l’immensité du “rien”... Rouler sans réfléchir me change de la violence sociale à laquelle je suis souvent confronté. Je trouve ici, au milieu de cette nature dans son état brut, un certain équilibre. »
« North - road » en Islande n’est que le premier volet d’une saga au long cours qui devrait conduire Sébastien Van Malleghem vers d’autres contrées nordiques.

Dimitri Beck, Rédacteur en chef de Polka Magazine

Biographie de Sébastien VAN MALLEGHEM

 Sébastien Van Malleghem est un photographe-auteur indépendant, né en Belgique en 1986. Diplômé en photographie par Le 75, Ecole supérieure des arts de Bruxelles, en 2009, il se dirige vers une photographie engagée en travaillant depuis plusieurs années sur le thème de la justice en Belgique et à travers l’Europe.
  De 2008 à 2011, il suit le quotidien nocturne des inspecteurs de police et s’intéresse à leurs relations avec les citoyens. Depuis trois ans, Sébastien poursuit ce travail sur le système judiciaire belge en photographiant la vie carcérale. Par ailleurs, il a couvert l’après-guerre en Libye en 2012 où il a porté son regard sur les ruines du pouvoir après la chute du régime de Mouammar Kadhafi. Suite à une première résidence d’artiste en Allemagne, il a passé de nombreux mois dans le milieu underground berlinois, documentant le quotidien des junkies ayant choisi de vivre dans la capitale germanique. En parallèle à ses reportages, Sébastien développe un travail plus intime, voyageant dans les pays nordiques.
  Son premier livre « Police », publié par les éditions Yellow Now, est sorti en janvier 2013.

Sébastien Van Melleghem : http://www.sebastienvanmalleghem.eu/

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Theo GOSSELIN présenté par Jessica LAMACQUE, Rédactrice en chef du magazine Fisheye

9PhotoAuteurNote d’intention

Un road-trip aux Etats-Unis, une bande de potes extravagants et souvent nus, des tatouages, des bières, des jolies filles souvent nues elles aussi et de grands espaces. Son premier livre a été épuisé en quelques jours, il réalise des campagnes pour des magazines de mode et ses photographies s’affichent dans le métro parisien. Mais pourquoi Théo Gosselin serait-il un photographe émergent ? Parce qu’il a 23 ans. Parce qu’encore l’année dernière il ne savait rien sur les Rencontres d’Arles, Visa pour l’Image, Paris Photo ou le Salon de la Photo. Théo Gosselin s’est forgé sa notoriété sans nous, sans les rédactions des magazines de photo et les curateurs d’exposition. Il était connu par des milliers de personnes quand nous l’avons découvert. Ses admirateurs sont à son image : branchés, barbus, amoureux des States, hippies tendance hipster. Des midinettes, des cow-boys, des ados pas vraiment rebelles, des rockeurs, des skateurs, des rêveurs aiment avec frénésie les photographies qu’il poste sur sa page Facebook et son Tumblr. La rédaction de Fisheye a rejoint cette joyeuse cohorte. Non pas pour truster les fans de Théo mais pour faire partie du voyage et prendre du plaisir. Le jeune homme débarque souvent à la rédaction pour nous montrer ses nouvelles images. Parfois il écoute notre avis, parfois il s’en fout. Il a toujours un pote ou une copine photographe à nous présenter et nous hallucinons souvent de la qualité de leur boulot. Théo Gosselin trace sa route. Etre à ses côtés, le soutenir et faire un peu partie de sa tribu nous fait un bien fou. Et nous pousse à rester naïf, sentimental et libre.

Biographie de Theo GOSSELIN

Né près du Havre en 1990, Théo a grandi avec la mer, la forêt, et le son des guitares électriques. Passionné de dessin, de musique et de cinéma, il commence la photographie vers 2007, et celle-ci est vite devenue son quotidien. Théo Gosselin capture la vie de sa génération, ses aventures, les bons et mauvais moments. Il photographie ses amis plutôt que des modèles. Éternel voyageur, il essaie de trouver la paix sur la route, en Europe et aux Etats-Unis et partage son mode de vie avec les gens qu’il aime. Sa vérité est dans les grands espaces, et dans le cœur des personnages rencontrés tout au long de la route.

http://theo-gosselin.blogspot.fr
http://theo-gosselin.tumblr.com

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