6.- Didier la 5ème roue du tracteur de Pascal Rabaté (scénario) et François Ravard (Illustrations)

(Ed. Futuropolis)

France

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Sélection Prix BD Fnac France Inter 2019

 Didier vit avec sa soeur Soazig dans une petite ferme bretonne. Il est très malheureux : à 45 ans, ce passionné du tour de France, n’a toujours pas connu le grand amour. Alors qu’il doit acheter une moissonneuse à la vente aux enchères du matériel agricole de Régis, copain de beuverie et fermier en faillite, il revient sans matériel mais avec son copain. Soazig est furieuse, mais pourtant le courant passe entre Régis et elle, soufflant un vent de liberté sexuelle. Consciente des malheurs de son frère, elle l’inscrit à son insu sur un site de rencontres. Rapidement, le profil de Didier fait une touche : la très entreprenante " Coquinette

 

 futuropolis

Edition Futuropolis   

Avant la maison d'édition, une librairie

Avant de devenir une maison d'édition, Futuropolis a d'abord été une librairie spécialisée en bande dessinée (établie au 130 rue du Théâtre dans le 15e arrondissement de Paris), créée par Robert Roquemartine et baptisée en hommage à Futuropolis, bande dessinée de science fiction créée par Pellos. Il s'agissait alors de l'une des rares librairies parisiennes de bande dessinée.

La librairie publiait aussi un fanzine, « Comics 130 », dont un numéro hors-série de 1971 consacré aux Aventures potagères du Concombre masqué de Nikita Mandryka[1].

Rachetée par Étienne Robial et Florence Cestac en 1972, la librairie devient vraiment une maison d'édition avec la publication de son premier livre en 1974[]. Après la publication de La bête est morte ! en 1977, l'équipe de Robial et Cestac revend la librairie - qui change alors de nom - pour se consacrer pleinement à l'édition.

Futuropolis est une maison d'édition de bandes dessinées  qui privilégie depuis l'origine la création d'auteur. Cédée en 1988 aux Éditions Gallimard, l'ancienne maison d'édition, devenue un peu orpheline après le départ de Robial en 1994, est activement relancée en 2004 d'abord en partenariat avec Soleil Productions, puis uniquement par Gallimard. L'Association, lors de sa fondation en 1990, s'est réclamée de l'esprit de Futuropolis.

 

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Pendant des années, Pascal Rabaté a réalisé des albums extraordinaires, parlant de gens ordinaires, dans l’indifférence générale. Seuls ses éditeurs croyaient en lui. Il a fallu qu’il adapte un roman russe épique (et oublié) Ibicus, d’Alexei Tolstoï, pour que tout le monde lui reconnaisse du génie. Et Pascal Rabaté a alors pu reprendre ses chroniques provinciales, n’hésitant à changer de style quand bon lui semble. « Je n'ai pas de style, je cherche simplement à ce que la forme corresponde au fond. Quand on veut faire un trou vaut mieux prendre une pelle qu'un râteau, pareil pour le dessin, je ne me sens pas de travailler un dessin expressionniste quand je veux faire une comédie. Et dessiner de la même façon, c'est la mort du petit cheval, c'est refuser d'avancer. »

 « Je m’intéresse plus à l’humain qu’au décor, ce qui se ressent encore plus dans mes premiers titres. Je suis un voyeur. Ce que j’essaie avec mes personnages c’est que l’on puisse imaginer leur vie avant, après, j’aimerais que l’on croit qu’ils existent vraiment, qu’ils soient incarnés. Je déteste les clichés. Le cliché est un cancer. Dans n’importe quel média quand on représente un mec qui se fait larguer, on voit presque systématiquement le type s’approcher d’une table et tout foutre en l’air. Conneries ! Les gens ne réagissent pas tous pareil. Si on n’a pas d’imagination faut compenser par l’observation ou le vécu. Les clichés sont faits pour être détournés. »