2016-0118 DL

Une pause lecture au cœur de l’actualité

La 1re pause lecture 2016 de Livres et Palabres s’est déroulée vendredi.

Il a été question de films, bien sûr, Festival oblige, et même si les chroniques d’André manquent cruellement, les spectateurs ont évoqué « La vache », une belle surprise pour ce film franco-algérien de Mohamed Hamidi qui conte une histoire touchante et toute simple où les rires se mêlent aux pleurs, ainsi que « Pattaya », de Franck Gastambide, qui fait l’unanimité dans le rejet. Mais on a parlé aussi de « Whiplash » de Damien Chazelle avec le dur apprentissage d’un batteur de jazz sous la coupe d’un professeur en quête de la révélation d’un génie, ou encore d’« Au-delà des montagnes » de Zhang-ke Jia qui dévoile les espoirs, les amours et les désillusions d’une nouvelle génération de Chinois ayant migré en Australie et en recherche d’identité.

Coté livres, après « 2084 : La fin du monde » de Boualem Sansal, assez difficile tant sur le plan de l’écriture que sur le plan psychologique avec une description, imaginaire bien entendu, d’un système autoritaire intégriste religieux s’appuyant sur l’Ennemi pour asseoir son emprise, ce sont « Les prépondérants » de Hédi Kaddour qui ont été présentés : un roman érudit, bien écrit, bien que souvent trop allusif et parfois confus par la richesse des thèmes entremêlés, sur le choc des cultures dans un protectorat du Maghreb dans les années 20. Pour changer, deux ouvrages à signaler : « Nos dimanches soirs » de Jérôme Garcin qui dévoilent l’histoire de la doyenne de toutes les émissions de radio en Europe, « Le Masque et la plume », diffusée le dimanche soir sur France Inter depuis 60 ans, et « Joë » de Guillaume de Fonclare, qui rend hommage au poète Français Joë Bousquet. Fauché par une balle allemande en 1918 sur le Chemin des Dames, il demeurera paralysé, et n’en mènera pas moins une vie riche, socialement, intellectuellement et même sexuellement…

Le coup de gueule du jour sera pour la suite tant attendue de « Millénium » : « Ce qui ne me tue pas » de David Lagercrantz, avec ses personnages prévisibles. N’est pas Stieg Larsson qui veut…

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Sur la route de Villard Reculas, en ramenant Fanny…