Livres et Palabres

16 août 2017

Les derniers rendez-vous de la saison estivale : mardi 22 août 2017

A LA BIBLIOTHEQUE

Rendez-vous le Mardi 22 août 

10h- 12h Café littéraire

 18h- 19h Fable écologique "Mario"

Affiche Caf+® litt+®raire

FABLE ECOLOGIQUE 
 "MARIO"

Création de Michel Bayard

Cette fable écologique raconte la vie d'un drôle de poète qui vit au cœur d'une décharge. Il va découvrir sa raison d'être et son trésor caché : l'art de transformer et de magnifier la moindre chose.
Fable certes, mais ce ne sont pas des animaux qui cette fois-ci
 prendront la parole mais des objets aussi inattendus qu'extravagants.
Des premières lueurs de l'aube, jusqu'au coucher du soleil, cette histoire avec masques et marionnettes nous donnera à partager la journée de cette étrange sentinelle qui vit les pieds dans la fange et la tête dans les étoiles

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12 août 2017

Notre ami André nous a quittés…

André Chronique2

André

 

J’aurais bien dit

Qu’au grand jamais

Ton trou dans l’eau n’se refermera

Et que cent ans après, coquin de sort

Tu nous manqueras encor…

Mais l’ami Brassens l’a déjà dit mieux que moi

 

J’aurai bien poétisé ton souffle devenu la lumière, ton âme enfin libérée, ton voyage vers un ailleurs d’où tu veillerais toujours sur nous…

Mais je vois d’ici ton sourire devant tant de mysticisme…

 

Alors je vais dire des mots plus simples, des mots qui viennent de ces neiges que tu aimais tant, des mots pour dire merci, merci pour ton amitié fidèle, pour ta présence chaleureuse et ton humour bienveillant.

 

À l’Alpe d’Huez, tu nous as offert tes passions, sans compter… Ou presque : on ne transigeait pas avec le calendrier des sacro-saints matchs de rugby !!

 

Que de soirées avons-nous passées, portés par ta guitare et ta voix chaude ! Moments forts où tu étais attentif à unir nos voix pour le plaisir d’être ensemble.

Que de fougue et d’engagement : Tu étais notre Monsieur Cinéma, notre chroniqueur plus ou moins exaspéré du festival, notre spécialiste des questions « vélo dans le cinéma », notre critique cinéphile toujours à la recherche d’une émotion à partager

Que de fous rires, de bonne humeur… Toutes ces occasions où se révélaient ta générosité et ta joie de vivre. Tu nous montrais que le bonheur se niche dans ces petits riens qui font du bien et qui ne coûtent rien.

Tu étais le pilier autour duquel nous pouvions virevolter tous azimuts, le point d’ancrage qui nous permettait de revenir de nos emballements, toujours patient devant nos enthousiasmes…

 

Quoique… J’ai un petit bémol à mettre dans ce concerto allegro : je n’oublierai pas comme tu nous as fait transpirer, lors de ta dernière dictée, entre les pluriels des mots composés, les accents circonflexes ou pas, les traits d’union inappropriés et autre billevesées prêtes à nous faire continûment des quasi-crocs-en-jambe !

 

Et toujours ce sourire sous ta barbe blanche…

 

S’il te plaît, André, continue de nous murmurer à l’oreille ta petite musique,

qu’elle nous porte au-delà des larmes,

qu’elle nous accompagne sur ce chemin que nous parcourons désormais sans toi

et qu’elle enchante le firmament…

soirée chansons 04 bis

2016-0212 bis

2011-02 Café littéraire

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atelier écriture cinéma - 2

2013-03 Atelier d'écriture - 2

Photos - 14277

triathlon des mots - 5 sur 62

triathlon des mots - 60 sur 62

Texte de Nicolas ( Teillard) à André le jour de ses obsèques samedi 12 août 2017 Crematorium de Gieres

Juste après la version musicale de Mistral Gagnant mise en sourdine

Passer après Mistral gagnant, ça donne forcément envie de s’asseoir sur un banc…

Les bancs tu aimais ça (comme à peu près tout ce qui permettait de t’asseoir et de reposer ton dos à partir du moment où la balade ou la visite excédait la demi-heure…!).

 

On va donc s’asseoir, cinq minutes avec toi, te parler du bon temps, et de c’qu’on gardera, te parler de ma mère un p’tit peu, en pensant à ton rire qui lézarde les murs, en tâchant tous ensemble de guérir la blessure…

Ton rire, c’est une certitude, personne ici ne l’oubliera. Ce rire impressionnant, puissant, contagieux, ce rire aussi retentissant que ton sourire savait être discret, doux et bienveillant.

Difficile de te dire au-revoir sans évoquer l’ami Georges, et puisqu’il prônait l’amitié et les copains d’abord, tu nous permettras de lui emprunter quelques formules, et de mêler aux mots du poète qui t’a tant inspiré, ceux des copains à qui tu vas manquer.

 

Brassens donc, disait qu’on  «  n’entrait pas dans ses chansons comme dans un moulin”. ça vaut pour toi papa. Entrer chez toi, et percer la carapace comme on franchit un palier, ça se méritait, à coup de simplicité, à force de fidélité, et parfois (disons-le) au prix d’une certaine ténacité, la probabilité pour que tu passes un coup de fil tenant quand même d’un niveau pas bien plus haut que zéro…

 

Nulle indifférence pourtant dans cette distance, et tous ceux qui ont connu le chagrin, la peine ou la difficulté, savent ici qu’ils pouvaient compter alors sur ta générosité, sur tes larges épaules, ta stature imposante, sur “ce grand chêne fier sur son tronc”, sur “ce grand homme si doux” comme l’ont écrit certains. 

 

Cette douceur ne t’a jamais quittée, tu as été constant dans la main tendue, au point d’y faire carrière. A l’âge ou beaucoup se laissaient tenter par la tournée des grands ducs, tu préférais l’école d’éduc, et les amitiés qui s’y sont liées ne se sont jamais défaites.

 

Si la douceur te caractérisait, ça ne t’empêchait pas d’avoir tes moments furieux, et là, mieux valait te prendre au sérieux. Les murs des “circos" tremblent sans doute encore de quelques coups de gueule, et mes frère et soeur comme mes neveux, confirmeront qu’il n’y avait rien de bon à croiser ton regard furibond… ou à te voir hausser le ton. La méthode devait être efficace car tu n’as pas eu à l’employer bien souvent.. 

 

C’est sûrement ce même regard perçant qu’ont croisé les quelques emmerdeurs qui ont eu le malheur de te mettre en rogne. Des p’tits cons de la dernière averse, sur qui pourtant jamais on ne t’a vu lever ta main leste. Ce n’est pas l’envie qui a dû manquer parfois, mais tu ne jugeais sans doute pas nécessaire d’humilier ces piètres adversaires. Et puis bon, pour reprendre une réplique d’Audiard dont tu goûtais la pertinence, rappelons que quand les types de 130 kilos disent certaines choses, ceux de 60 kilos les écoutent…. (n’est-ce pas  les beaux-frères !). Comme je t’entends d’ici t’offusquer sur l’estimation à 130 kilos, et que je te soupçonne d’avoir jeté des regards réprobateurs aux médecins qui t’imposaient un passage par la balance, je veux bien t’en enlever 10 ou 12 et nous serons quittes..

 

110, 120, 130, qu’importe après tout… car cette carrure imposante était devenue pour nous une présence indispensable à certains paysages. Elle leur donnait un relief un peu plus agréable encore. “Montagne” à toi tout seul, costaud mais jovial et affable, c’est avec ces larges épaules que tu libérais l’espace dans les files d’attente des remontées de l’Alpe d’Huez, que tu descendais les marches de la piscine de Fons, que tu animais les soirées famille en sortant ton fameux carnet de chant, que tu enfourchais avec nonchalance ton scooter quand tu partais de bon matin, quand tu partais sur les chemins, non pas avec Paulette, mais bien souvent, avec tes petits enfants dressés fièrement à l’avant entre tes gros bras rassurants.

 

Avec ta barbe blanche et cette “neige à foison qui coiffait ta toison”, tu étais tout à la fois notre Brassens, notre Victor Hugo, l’Hemingway des Cubains qui t’ont croisé à la Havane, et tu resteras pour toujours notre Père Noël à tous… j’imagine d’ici la tronche du bon Dieu, quand il t’ouvrira la porte, et qu’il découvrira que le Père Noël existe ! J’imagine ton oeil malicieux, ravi par cet ultime pied de nez, et pas peu fier de prouver au soi-disant Tout-puissant que ce qu’il pensait être une fable pour enfants avait pris forme humaine, sous ton manteau rouge et blanc.

 

Ah cette veste rouge, qui pouvait - selon les saisons - se troquer contre une polaire, ou un vieil anorak, pourvu que le rouge soit dominant , du rouge, encore du rouge, toujours du rouge, sur ton écharpe autour du cou, sur tes polos en triple XL, et bien sûr aussi, au fond du verre, comme l’exigeaient tes origines mâconnaises.

 

Que ce soit à Bioux, à Dullin, à Fons, à l’Alpe ou ailleurs, notre voisin Dédé était un fier galant, qui n’emmerdait personne, avec sa barbe blanche, et quand le bruit courut que tes jours étaient comptés, c’est de tous ces endroits que les mots d’amitié sont arrivés. D’autres nous viennent de Rome, où des amis nous disent qu’ils te savent avec eux dans les rues et sur les places, toi qui enviais à nos voisins transalpins la passion du scooter, la permanence de la pasta - des “nunes" disais tu - qui appréciais tant  l’esprit de Nanni Moretti, et le langage des mains, que tu adoptais sitôt la frontières passée, te sentant pousser des ailes au pays du conducteur rebelle.

 

Car c’était aussi un trait de ton  caractère, toi le rigoureux de l’administration et des horaires, tu perdais toute envie de suivre le règlement quand tu croisais Mr l’Agent.

 

En observant les alentours de l’avenue Pierre Denave à Mâcon, je me suis demandé si ton aversion pour l’uniforme ne venait pas de la proximité de l’avenue de la gendarmerie… Car disons-le, le seul flic qui ne te faisait pas froncer les sourcils, c’était Longtarin dans Gaston, pour tous les autres, tu retrouvais tes airs hostiles, ne supportant pas l’idée qu’on vienne te chercher des poux dans la tonsure et te priver d’une miette de liberté, ou du simple privilège d’avoir la paix. 

 

Le sifflet au carrefour, comme la musique qui marche au pas, cela ne te regardait pas. Tu ne faisais c’est vrai de tort à personne, en suivant ton chemin de grand bonhomme, avec parfois tout de même un soupçon de mauvaise foi face à la loi, ta lecture du code de la route étant à peu près aussi libre que celle des règles de grammaire quand tu jouais au Scrabble…

 

C’est pardonné papi, même si je vois ta moue de contestation d’ici …

 

Comme un dernier clin d’oeil de l’histoire, tu es parti le jour de la journée mondiale des chats. Sans doute un peu jaloux de leur allure féline, tu avais pourtant, comme Brassens en son temps, une affection toute particulière pour les matous. C’était bien le seul animal qui trouvait grâce à tes yeux, peut-être parce que tu te reconnaissais dans leur côté doux et sauvage, dans leur capacité à faire leur vie de leur côté, que tu partageais leur goût pour les tendres caresses, et pour le soin qu’ils prennent à trouver une couche confortable. Tu aimais lire la presse du jour, Félix préférait s’allonger sur ton Dauphiné Libéré, mais comme lui et d’autres avant, tu avais cette fâcheuse tendance à tourner en rond devant la porte quand l’heure du départ avait sonné, ta légendaire ponctualité n’étant pas la qualité la plus partagée dans la famille… 

 

Tu as ainsi passé une bonne partie de ta vie à faire les cent pas, prêt au départ, attendant maman qui arrivait avec ses sacs débordant  de bouquins, attendant Catinou qui devait sans doute être la dernière à sortir du gymnase avec  sa copine Anne-Ga, ou  m’attendant au coin du stade, pendant que je courais à la rencontre des joueurs du FCG. Tu auras noté que je n’ai pas cité Jérôme - ce n’est pas un oubli - ton aîné étant bien le seul à qui tu sus transmettre le gène de la ponctualité et de l’horaire respecté !

 

Redonnons la parole à ton cher Georges, dans une chanson qui était parmi tes préférées (Mourir pour des idées) :

 

“S’il est une chose amère et désolante, en rendant l’âme à Dieu, c’est bien de constater, qu’on a fait fausse route, qu’on s’est trompé d’idée”.

Tu peux partir de ce côté en toute sérénité. 

Fidèle à ton principe de “ne pas emmerder tes voisins”, tu as passé ta vie à partir à la conquête des sommets et des chemins, poussé par ta curiosité, par ton goût prononcé pour le voyage, en camping-car ou en VW. Bien chaussé dans tes baskets blanches, tu arpentais les sentiers avec ton train de sénateur, traversant les villages, les océans et les départements. Pas un ne manque à la carte, Sylviane prenant un soin tout particulier à te faire mettre le clignotant, à la conquête des voies les plus dérobées. 

 

Qu’elle était belle ta liberté, par les petits matins d’été, quand le soleil chantait au coeur, tu as vécu bien content, avec ta Sylviane et tes enfants. Pas un n’échangerait sa place à l’arrière, pas un ne troquerait sa part de gratin, pas un n’aurait laissé un autre que toi lui tenir le bâton pour apprendre à skier.

 

Ca n’a jamais donné lieu à de grandes déclarations, tu nous as fait du même bois que toi, un peu rustique, un peu brut, et c’est vrai que nous n’avons jamais été très doués pour dire l’amour qui nous liait. Je laisse à Brassens ce parfait résumé : “les effusions, dame! il déteste… Selon lui, mettre en plein soleil, son coeur ou son cul c’est pareil”.

 

Si ça peut te rassurer et te permettre de partir léger, sois sûr que nous veillerons avec attention sur la seule poupée qui te faisait te faire tout petit. Il fallait bien quelqu’un d’aussi grand que maman pour réussir ce défi. Tu lui fis découvrir la géographie du rugby, ta messe à toi du dimanche après-midi. En échange, tu reçus une invitation permanente au voyage merveilleux dans l’univers des livres, terrain de jeu idéal pour l’amoureux des mots que tu étais. 

 

Prenant entre tes bras la place de ta guitare, elle a rempli ton coffre de bouquins en pagaille, ton garage de décorations et autres animations, ta vie, de souvenirs inoubliables et inestimables. Elle a donné à ton chemin un relief inespéré, puisant dans ta force tranquille et ta générosité pour mener à bien ses innombrables projets, comptant sur toi pour la conduire partout où ses envies l’emmenaient. Tu en as fait des kilomètres, en guide parfait pour les FOLIJE, ouvrant les voies, toujours fidèle au poste. Tu te nourrissais de son énergie et de sa douce folie, même si tu en payais parfois le prix, en voyant ta part de dessert se diviser subitement en un tas de petits morceaux, “à partager” évidemment.

 

Entre la princesse des lettres et le croque-notes que tu étais, il y eut quelque chose de l’accord parfait, les passions sans cesse partagées, le soutien de tous les instants, la complicité, évidente, admirable, et inspirante. Et même quand ta vue a fini par baisser, ton regard n’avait rien perdu de sa tendresse pour elle, quand il passait par-dessus tes lunettes qui te donnaient des airs de Geppetto…

 

Arrive le temps de se dire au-revoir, de te laisser naviguer en père peinard… Vas donc vers l’autre monde en flânant en chemin, nous savons tous ici qu’un panaché bien frais t’attend au bistrot des copains, qu’une place t’est réservée au pays des gens bien… On te laisse te trouver un petit trou moelleux, une bonne petite niche avec vue sur la terre, ou tu pourras quand tu le voudras, nous faire coucou de la main.

 

Comme dans  tout bon tour de chant de Brassens, impossible de se quitter sans “la Supplique" en guise de conclusion : à ton tour de devenir l’éternel estivant, de passer ta mort en vacances, de faire du pédalo sur la vague en rêvant, en pensant à nous de temps en temps…

 

Nicolas

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01 août 2017

Journée mondiale de la photographie le 19 août

1493355236984-8Fondée en 2009 par le photographe australien, Korske Ara, le site internet wolrdphotoday propose de célébrer la journée mondiale de la photographie.

 

Le choix de cette date ne doit rien au hasard puisqu'elle coïncide avec l'invention "officielle" de la photographie.


La journée mondiale de la photographie encourage les gens du monde entier à partager une seule photo; « Partager leur monde avec le monde ». 

« L'idée est de revenir à la valeur de la photographie », a déclaré Korske. « La photographie est vraiment pris pour acquis aujourd'hui et nous avons oublié ce que cela signifie de capturer une photo et ce que cela signifie d'y réfléchir ».

Un cadeau au monde libre


C'est avec ces mots que le gouvernement français de l'époque, le 19 août 1839, célébrait cette invention qui n'avait alors que quatre ans. On la doit au français Louis Daguerre inventeur* du... Daguerréotype (tant qu'à faire !). Depuis, la photographie a fait son chemin, devenant l'outil privilégié du témoignage historique, du journalisme, de la découverte, etc.
 


* Il convient de prendre un peu de recul face à ce titre d'inventeur car l'histoire de l'invention de la photographie remonte un peu avant, avec les travaux de Nicéphore Niepce qui, semble-t-il, a été le réel inventeur du procédé, quelques années avant que Daguerre ne s'en empare…
Remontons encore un peu plus loin dans l'histoire et rendons hommage au physicien Perse Ibn Al Haytham qui est le premier à avoir posé le principe de la chambre noire (traité d'optique) et donc des bases de la photographie, entre 940 et 1035 après J.C.


Source : site Journée mondiale


Rendons hommage à la photographie à 18 h 39


Sur une idée originale du site Pose Partage, voici un défi à relever en ce jour de célébration de « l’invention » de la photographie : à 18 h 39 pile, arrêtez ce que vous faites et dégainez votre appareil pour prendre une belle photo !

Vous pouvez tagger votre image avec le hashtag #jmp18h39 sur les réseaux sociaux comme Twitter, Facebook, Instagram, Flickr, 500px, etc.
Mais vous pouvez aussi l'envoyer à livresetpalabres@laposte.net et on la publiera sur le blog !


Rendez-vous à 18 h 39 !


 

 

 

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26 juillet 2017

Les livres de juillet (1ère partie)

C'était le 13 juillet, au soleil sur la terrasse du café d'Huez… Voici le compte rendu de ce café littéraire du mois de juillet.

Dans cette 1re partie

  1. les romans épistolaires
  2. les talents Cultura en avant-première
  3. les coups de cœur des bibliothèques d'Al'Pages (La fiche est à rendre à la bibliothèque avant la fin de la saison estivale)
  4. Le thème d'Al'Pages de l'année prochaine en avant-première

Nous avions évoqué lors de la fête du pôle culturel le renouveau des romans épistolaires, un genre né au XVII siècle et très prisé au XVIII siècle.

Dans les grands classiques, on retrouve Les liaisons dangereuses, de Choderlos de Laclos, publié en 1782, Lettres persanes, de Montesquieu, publié en 1721, La Nouvelle Héloïse de Jean-Jacques Rousseau, publié en 1761.

En 2009, une fiction historique épistolaire fait fureur : Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows, traduit par Aline Azoulay-Pavcon, chez NIL (voir là )

Pour prolonger cette tradition épistolaire, en remplaçant les courriers classiques par les mails, voici deux romans français à découvrir

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Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer

 

Editeur : Grasset (31 mars 2010)
Collection : Littérature Etrangère
ISBN-10: 2246765013
ISBN-13: 978-2246765011

En voulant résilier un abonnement, Emma Rothner se trompe d adresse et envoie un mail à un inconnu, un certain Leo Leike. Ce dernier, poliment, lui signale son erreur ; Emma s excuse, et, peu à peu, un dialogue s engage entre eux, par mail uniquement. Au fil du temps, leur relation se tisse, s étoffe, et ces deux inconnus vont se mettre à éprouver l un pour l autre une certaine fascination. Alors même qu ils décident de ne rien révéler de leurs vies respectives, ils cherchent à deviner les secrets de l autre... De plus en plus attirés et dépendants, Emmi et Leo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre. Emmi est mariée, et Leo se remet à grand peine d un chagrin d amour. Un jour, pourtant enfin ! , ils décident de se donner rendez-vous dans un café bondé de la ville. Mais ils s imposent une règle : reconnaître l autre qu ils n ont pourtant jamais vu, avec interdiction formelle de lui parler...

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Il nous est déjà arrivé de faire une faute de frappe dans une adresse mail, et de recevoir le retour d'un inconnu. Cela ne va pas plus loin, sauf pour l'auteur qui imagine la suite… C'est cet échange improbable qui fait le charme du roman, et qui permet de développer le thème de nos relations, sentimentales ou pas, virtuelles.
La lecture est aisée, rapide et avec suffisamment de rebondissements pour que l'on ne s'ennuie pas. C'est tendre et léger, une jolie modernisation du genre !


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Et je danse, aussi de Anne-Laure BONDOUX et Jean-Claude MOURLEVAT

Editeur : Fleuve éditions (12 mars 2015)
ISBN-10: 2265098809
ISBN-13: 978-2265098800

 

Pour Pierre-Marie, romancier à succès (mais qui n'écrit plus), la surprise arrive par la poste, sous la forme d'un mystérieux paquet expédié par une lectrice. Mais pas n'importe quelle lectrice ! Adeline Parmelan, " grande, grosse, brune ", pourrait bien être son cauchemar... Au lieu de quoi, ils deviennent peu à peu indispensables l'un à l'autre. Jusqu'au moment où le paquet révèlera son contenu, et ses secrets...

L'avis des lecteurs 057
Deux auteurs jeunesse de renom qui se lancent dans le roman épistolaire à quatre mains ! De quoi donner envie de plonger sans hésitation. Ce n'est pas un chef-d’œuvre, mais c'est frais, touchant, bien enlevé et même poétique et ça se lit avec plaisir… Les personnages sont attachants, et l'on se pique au jeu de l'échange, des questions… L'on sent que le roman s'est très probablement construit autour de véritables échanges par mail, et c'est ce qui l'ancre dans le réel et le quotidien. Un livre sans prétention mais malgré tout avec de jolis passages et une intrigue qui tient en haleine.


Puis nous avons découvert en avant-première quelques romans de la rentrée littéraire de Cultura (voir le palmarès complet )

Parmi les "Talents Cultura 2017", deux ouvrages ont été présenté

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Ces rêves qu'on piétine de Sébastien Spitzer

Editeur : Les éditions de l'observatoire (23 août 2017)
Collection : LITTERATURE/SC.
ISBN-13: 979-1032900710
ASIN: B06XSXZGD2

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L’auteur est journaliste avec des ouvrages sur le terrorisme. C’est son premier roman.

 UN COUP DE CŒUR !!!

Le livre se passe en Allemagne, en avril 1945, les derniers jours du Reich. Deux histoires croisées, convergentes, chacune à un bout de l’Histoire.

D’un côté Magda Goebbels, la femme du ministre de la propagande d’Hitler, la femme le plus puissante du III Reich comme elle est communément appelée.

De l’autre, la grande marche d’Ava, 3 ans, survivante du KZ bordel d’Auschwitz, détenant un précieux fardeau : des lettres, des témoignages provenant des camps, dont les lettres du père adoptif de Magda, juif renié, nié par sa fille Magda…

« Tu les as lues ces lettres ? Répète-t-elle.

- Oui. Les siennes et celles de ceux qui les ont portées. Ils ont tous raconté leur histoire. Et je suis, nous sommes, toi et moi, le dernier maillon de cette chaîne… »

C’est un roman historique. Tout est vrai et tout est romancé. Comme le signale l’auteur dans sa postface, « Tout est là. Contenu en filigrane. Les récits, les témoignages, les travaux d’historiens sont présents à chaque mot, à chaque ligne. Discrets. Mais là, comme autant de garde-fous ». Seules les lettres du père adoptif de Magda sont inventées, mais ce qu’elles racontent est vrai. Tout comme cette tentative de comprendre comment une mère peut tuer froidement ses 6 enfants. C’est la même incompréhension aujourd’hui face à celles qui congèlent leur bébé… Pourquoi ? Comment ? Que reste-t-il de leur humanité ?

L’écriture est aisée, fluide, vivante, qui porte et emporte. Le récit alterne avec les lettres, de la poésie pointe sous l’horreur, l’émotion est là, pas envahissante, pas larmoyante, juste un puissant mouvement de fond. Des phrases qui touchent, un sens de la formule :

« Frivole, joueur, buveur, instable, ce prince, charmant par le sang et détestable par l’esprit, vivait en marge de sa famille »

« Qui donc lui apprendra les mots brodés des fleurs ? La beauté de l’aster. Sa résonance latine. Ad astra per espera. Qu’il est long le chemin qui mène aux étoiles ! »

La structure est parfaitement maîtrisée avec ses allers-retours dans le temps et les lieux, qui croisent l’histoire, se répondent, s’éclairent, dans une même plongée de deux visages de la folie.

Conclusion : un vrai coup de cœur pour ce roman historique passionnant à la belle écriture (c’est le 3e roman historique reçu ! La rentrée sera historique J). Je me suis laissée emporter dans ce tourbillon de l’Histoire, m’attachant à tous ces personnages touchants. Oui même à Magda dont on devine les failles sous l’ambition forcenée. Un livre pour ne pas oublier, mais aussi un livre qui fait ressortir l’humanité sous l’horreur, sans occulter que c’est cette même humanité qui est l’origine de cette horreur…

« Mais il y aura toujours un scribe pour recopier, un homme pour lire, un écrit quelque part. Vous êtes l’incarnation de notre pire ennemi : l’oubli… Mais vous ne volerez pas notre histoire »

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Le courage qu'il faut aux rivières de Emmanuelle Favier

Editeur : Albin Michel (23 août 2017)
Collection : A.M. ROM.FRANC
ISBN-10: 2226400192
ISBN-13: 978-2226400192

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Emmanuelle Favier est correctrice-relectrice pour Mediapart. Elle est l’auteure de nouvelles, de poèmes et de pièces de théâtre.

« Le courage qu’il faut aux rivières »est son premier roman.

Cette histoire insolite nous entraîne dans les pas d’une « vierge jurée » : ces femmes albanaises qui, socialement, deviennent des hommes, bénéficiant ainsi d’avantages traditionnellement réservés aux hommes. Cette institution coutumière, qui permettait de combler un déficit d’hommes dans une famille ou d’échapper à un mariage arrangé, est toujours vivace dans les hautes terres du nord de l’Albanie où désormais, elle permet à certaines femmes de vivre leur homosexualité.

En 200 pages, l’on suit le destin de deux femmes devenues hommes qui finissent par se rencontrer et s’aimer. Une rencontre improbable, caché, mais qui fait ressortir les failles de l’institution coutumière, qui pose le problème de la construction de l’identité à travers la construction sociale du genre…

L’auteure précise que l’intention n’est pas documentaire, que certaines scènes mélangent exactitude historique et éléments totalement imaginaires, et qu’elle a cherché à conserver la pleine liberté créatrice.

Et effectivement, tout le début du roman semble figé dans un passé indéfini, et le présent ne se glissera que timidement, par petites touches, avec la reconnaissance intime de leur différence.

L’écriture est poétique, et le roman baigne dans une atmosphère un peu irréelle, comme si des brumes estompaient la crudité de la violence faite à ces femmes, comme si un voile onirique les protégeait, les isolait aussi, y compris de la fille abandonnée, croisée mais non reconnue.

Le sexe est presque omniprésent, exacerbé, en réponse à l’interdit (vœu de la chasteté), à la transgression du genre.

Le roman se lit facilement, même si quelques passages m’ont perturbée et en particulier l’apparition de la fille abandonnée qui survient comme une déchirure, perturbant le rythme, l’atmosphère et même la temporalité…

Mais il me reste un je-ne-sais-quoi d’inachevé, de manque qui ne m’a pas permis d’apprécier vraiment cet ouvrage. J’ai eu l’impression que l’auteure n’allait pas jusqu’au bout de sa réflexion, que les personnages continuaient à lui échapper.

Dommage, je crains que malgré ce thème fort, l’histoire ne me laisse que peu de traces.


Petit rappel maintenant des livres en lice pour le coup de cœur 2017 des bibliothèques d'Al'Pages : la littérature argentine

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Le lieu perdu de Norma Huidobro

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Wakolda de Lucia Puenzo


Traduction de Anne Plantagenet 

Editeur : Stock (15 mai 2013)
Collection : La cosmopolite
ISBN-10: 2234071836
ISBN-13: 978-2234071834

En 1959, sur une route désolée en Patagonie, un médecin allemand pas comme les autres croise une famille argentine ordinaire et lui propose de faire route ensemble, afin d’être moins isolés. Ce médecin n’est autre que Josef Menguele. Très vite, il est fasciné par l’un des enfants, une jeune fille qui porte le doux nom de Lilith et qui est bien trop petite pour son âge. La fascination semble réciproque : elle ne peut quitter des yeux cet homme si cultivé et sophistiqué. Alors, quand il s’installe finalement dans la pension fraîchement ouverte par sa famille d’accueil, tout s’accélère. Surtout lorsque la mère de famille accouche de deux fragiles petites jumelles qu’il faut soigner. Traqué par des agents israéliens, il continue pourtant à vivre tranquillement, allant même jusqu’à investir dans le projet d’usine de poupées du père. Des poupées parfaites. Aryennes. 
Contrairement à Wakolda.

Wakolda, quatrième roman de Lucía Puenzo, nous entraîne au coeur d’une société argentine infiltrée par l’émigration nazie. En immergeant la figure énigmatique de Menguele dans la vie quotidienne, Lucía Puenzo s’appuie sur les détails les moins visibles de sa personnalité pour faire ressortir avec une grande subtilité l’horreur de sa pensée profonde. Un roman captivant qui entraîne le lecteur sur les routes de la mémoire.

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Livre prenant qui s'attache surtout à la psychologie du nazi, dans une atmosphère étouffante, s'attardant sur les thèmes de prédilection de l'auteure, la transformation des corps et des genres. Fascinant…
Note : l'auteure, Lucia Puenzo, a elle-même adapté son roman en film, "Médecin de famille". Un film que des spectateurs ont trouvé presque meilleur que le roman, plus abouti.


 

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Pierre contre ciseaux de Inés Garland

Traduction de Sophie Hofnung

Editeur : L'Ecole des Loisirs (5 mars 2014)
Collection : Médium GF
ISBN-10: 2211217621
ISBN-13: 978-2211217620
Alma habite à Buenos Aires. Chaque week-end, elle retrouve Carmen et Marito dans une île du delta. Avec eux, elle découvre la liberté, l'amour et la vie dure.
Mais le coup d'État du 24 mars 1976 et l'instauration d'un régime de terreur les éloignent. Le temps de l'innocence où on pouvait tout résoudre en jouant à pierre, feuille, ciseaux est révolu.
Marito l'aide à ouvrir les yeux. Révoltée et amoureuse, Alma se dégage de la gangue familiale, de son égoïsme de nantis, découvre la lutte sociale, mais aussi le visage hideux de la violence politique. Et la tragédie s'invite dans leur vie.
Une magnifique histoire d'amours impossibles et de rêves qui se perdent dans les eaux troubles du fleuve et dans les heures noires de l'histoire de la dictature argentine.

Inés Garland est née en 1960 à Buenos Aires. Après avoir exercé différents métiers comme barmaid, réalisatrice de documentaires, productrice télé, professeur de gym ou journaliste, elle se consacre à présent essentiellement à l'écriture de romans et de nouvelles. 
Pierre contre ciseaux a reçu le prestigieux prix de l'Association de littérature jeunesse d'Argentine le désignant ainsi dans son pays comme meilleur roman jeunesse de l'année 2009. Par ailleurs, traduit en Allemagne en 2013, le roman a reçu un accueil très remarqué par la presse et le public Outre-Rhin.

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Un roman sympathique dans un décor particulier, cette île du delta, avec une histoire originale et une écriture imagée.

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Luz ou le Temps sauvage de Elsa Osorio

Traduction de François Gaudry
Editeur : Métailié (29 septembre 2000)
Collection : [Bibliothèque hispano-américaine
ISBN-10: 286424358X
ISBN-13: 978-2864243588
A vingt ans, à la naissance de son enfant, Luz commence à avoir des doutes sur ses origines, elle suit son intuition dans une recherche qui lui révélera l'histoire de son pays, l'Argentine. En 1975, sa mère, détenue politique, a accouché en prison. La petite fille a été donnée à la famille d'un des responsables de la répression. Sa mère adoptive ignore d'où vient cette enfant qui lui ressemble si peu, son grand-père, le général, campe sur ses certitudes politiques et son mépris pour son gendre, tourmenté par le remords et dont le suicide ressemblera à une exécution... Personne n'a su d'où venait Luz, à l'exception de Myriam, la compagne d'un des tortionnaires qui s'est liée d'amitié avec la prisonnière et a juré de protéger l'enfant. Luz mène une enquête semblable à celles des Grands Mères de la place de Mai, mais depuis sa situation troublante d'enfant que personne n'a jamais recherchée. Cette histoire est remarquablement racontée, sur un rythme de thriller. Loin des clichés, c'est l'amour qui pousse les personnages à rechercher la vérité.

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Présenté déjà en janvier à Huez, un livre qui n'a laissé personne indifférent. Une histoire très sombre qui renvoie à toutes les affaires d'enfants volés dont la dernière en date avec les enfants de la Creuse. Une narration étrange à plusieurs voix avec entre chaque personne qui parle, les commentaires de Luz ou de Carlos, en italique.

Parmi les lecteurs, certains ont été particulièrement touchés par le contexte historique et le problème de l'adoption, d'autres ont modulé leurs commentaires, jugeant l'écriture pesante…

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Editeur : Anne-Marie Métailié (6 mars 2014)
Collection : Bibliothèque Hispano-Américaine
ISBN-13: 979-1022600804
ASIN: B00GBTM4Q2

Un garage au milieu de nulle part, province du Chaco, nord de l'Argentine. La chaleur est étouffante, les carcasses de voiture rôtissent au soleil, les chiens tournent en rond. Le Révérend Pearson et sa fille Leni, seize ans, sont tombés en panne ; ils sont bloqués là, le temps que la voiture soit réparée. El Gringo Brauer s'échine sur le moteur tandis que son jeune protégé Tapioca le ravitaille en bières fraîches et maté, et regarde avec curiosité ces gens si différents qui lui parlent de Dieu.  

Dans ce huis clos en plein air, le temps est suspendu, entre-deux, l'instant est crucial : les personnages se rencontrent, se toisent, s'affrontent. C'est peut-être toute leur vie qui se joue là, sur cette route poussiéreuse, dans ce paysage hostile et désolé, alors que l'orage approche

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Pas d'enthousiasme de la part des deux lectrices. L'atmosphère étouffante de ce coin perdu est tellement bien rendue que ça en ait irrespirable… Heureusement c'est court, tellement court que l'on ne voit pas bien où l'auteur veut en venir.

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La fragilité des corps de Sergio Olguin

Traduction de Amandine Py

Editeur : Actes Sud Editions (4 novembre 2015)
Collection : Actes noirs
ISBN-10: 2330056117
ISBN-13: 978-2330056117
La journaliste Veronica Rosenthal semble tout droit sortie d’une sitcom argentine : trente ans, belle, riche, aimant les after, le bourbon et les hommes. Elle a beaucoup d’amies aux aphorismes éloquents : «Il y a pas de marge de manoeuvre avec les mecs mariés. Ils sont comme des livres de la biblio- thèque municipale : un de ces quatre, même si tu les adores, t’es obligée de les rendre». Sa curiosité est piquée par un banal fait divers : un conducteur de train s’est donné la mort, laissant une lettre aux termes ambigus. Il y confesse quatre accidents mortels sur la voie ferrée tout en avouant sa détermination à tuer. Quand pour la justice l’affaire est close, pour Veronica commence l’enquête, qui la conduit à mille lieues de son quotidien feutré : la banlieue, les favelas, et de frustes cheminots hantés par le souvenir de corps percutés sur la voie. Avec l’aide d’un junkie en voie de rédemption et de deux gamins des rues prêts à tout pour une canette de Coca, elle affronte le monde violent et pervers des paris clandestins macabres où de jeunes garçons risquent leur vie sur les rails afin de divertir les puissants. Chairs tendres broyées sous des tonnes d’acier, ou muscles bandés d’adultes consentants aux désirs furieux : la résolution de l’enquête est dans les liens profonds qui unissent les corps, le désir et la mort.

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Une enquête journalistique sert de trame à ce polar qui se déroule dans une ville corrompue. Le rythme est lent, l'ambiance très noire et la qualité littéraire au rendez-vous. Intéressant

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Histoire de Roque Rey de Ricardo Romero

Traduction de Isabelle Gugnon

Editeur : Seuil (14 avril 2016)
Collection : Cadre vert
ISBN-10: 2021218147
ISBN-13: 978-2021218145
Abandonné par sa mère à l'âge de deux mois, élevé par sa tante, l'existence de Roque Rey prend un tour inattendu le jour où son oncle meurt. Lorsque sa tante lui demande de marcher avec les chaussures qu'elle voudrait mettre au mort dans son cercueil afin de les assouplir un peu, l'enfant quitte la maison... pour ne plus revenir. Les chaussures de son oncle conduiront Roque Rey loin de Paraná, jusqu'à Buenos Aires. Lorsqu'il reviendra dans sa ville natale plus de trente ans après, Roque Rey aura connu la dictature et ses morts, le retour à la démocratie, la terrible crise de 2001. Il aura rencontré un prêtre parricide, intégré un groupe de musique tropicale, fréquenté une enfant surdouée et des centaines de morts qui à travers leurs propres chaussures lui auront révélé un peu de leur vie. Il aura aimé et pleuré, ri et souffert, pas mal fui. Et beaucoup dansé. Sensuel, intime et planant, d'une rare maîtrise, Histoire de Roque Rey est un roman aussi fascinant qu'envoûtant.

L'année prochaine, les bibliothèques d'Al'Pages mettent à l'honneur la littérature portugaise.
Cette littérature a été assez longtemps méconnue en France mais ses grands noms attirent de plus en plus de lecteurs : Fernando Pessoa, le plus illustre , mais aussi Tavares, Cardoso, Peixoto, auxquels il faut ajouter le plus portugais des écrivains italiens, Antonio Tabucchi et les brésiliens, Jorge Amado et Paulo Coelho, auteurs de plusieurs best sellers dont L'alchimiste, paru en 1988 et aussitôt traduit dans toutes les langues.
Cet été, les bibliothécaires doivent sélectionner 7 ouvrages. Nathalie nous a fait part d'une de ses découvertes, qui sera peut-être dans la sélection 2018 !

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Mon amant du dimanche d'Alexandra Lucas Coelho

Traduction d'Ana Isabel Sardinha et Antoine Volodine

Editeur : Seuil (7 avril 2016)
Collection : ROMAN ET. HC
ISBN-10: 2021285804
ISBN-13: 978-2021285802
Profondément blessée, une femme crie vengeance : un homme l'a trahie et elle est bien décidée à avoir sa peau. Celle qui raconte cette histoire est célibataire, sans enfants et trouve dans ses cinquante ans et ses cinquante kilos une énergie sans limites. Vivant dans l'Alentejo où elle travaille comme correctrice pour une maison d'édition, elle ne quitte sa campagne qu'une fois par semaine. Elle se rend alors à Lisbonne où elle a pour mission de changer, chaque dimanche, la caisse du chat d'une amie partie en voyage. C'est entre son bureau, l'appartement de son amie et la piscine où elle fait toujours une halte qu'elle prendra sa revanche. Son plan l'occupera tout un mois et sa réussite sera totale. Ses complices ? Les livres, la natation, un été torride. Et trois amants du dimanche, aussi différents que vivifiants.

L'avis des lecteurs 057

Excellent roman ! Une belle écriture bien que crue. L'on sourit malgré l'histoire sombre grâce au franc-parler. La liaison fatale est présentée de façon humoristique. Une petite citation retenue "Plus que vérité l'amour est décision"

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25 juillet 2017

On en parle dans la presse : Le café littéraire de juillet et la sélection Cultura

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Avant-premières au café littéraire

Livres et Palabres avait donné rendez-vous aux lecteurs à la bibliothèque et c’est finalement sur la terrasse ensoleillée du bar d’Huez que le café littéraire s’est tenu jeudi.

Et cela a commencé par un bonus : la rentrée littéraire de septembre a été présentée en avant-première. En effet, une lectrice a participé au comité de Lecture Cultura dont la sélection finale, 22 ouvrages sur environ 170, a été révélée mercredi. Son coup de cœur est « Ces rêves qu’on piétine » de Sébastien Spitzer, un premier roman historique sur les derniers jours du Reich absolument passionnant.

Il a été aussi fait le point sur la sélection d’Al’pages de cette année qui décline la littérature argentine en sept titres retranscrivant souvent un passé douloureux. Les livres et la grille de notation sont à disposition à la bibliothèque jusqu’à la fin de l’été, le coup de cœur sera décerné en septembre lors d’une soirée à Vaujany.

Et puisque les avant-premières étaient de mise, Nathalie Delbos, la responsable du pôle culturel, a dévoilé le thème de l’année prochaine : la littérature portugaise, avec un premier ouvrage qu’elle a beaucoup aimé et qui sera peut-être retenu : « Mon amant du dimanche » d’Alexandra Lucas Coelho.

Les commentaires enthousiastes sur « Purity » de Jonathan Franzen ont donné l’envie de découvrir ce gros roman d’apprentissage ambitieux à la construction virtuose. À retenir aussi « Arrête avec tes mensonges » de Philippe Besson, le poignant et sincère roman autobiographique de l’auteur. Et pour finir, un petit retour en arrière avec la trilogie de Jules Vallès dont l’écriture et les thèmes résolument modernes font oublier qu’elle a été écrite entre 1879 et 1886 !

Le prochain rendez-vous aura lieu le 22 août, alors d’ici là, bonne lecture…

 

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Cette année la sélection est très belle !

Les 6 talents, qui sont des 1ers ou des romans d’auteurs peu connus du public, resteront sur table pendant un an dans nos librairies, c’est la promesse qu’on leur fait. Les coups de cœur sont des titres d’auteurs français plus établis et d’auteurs étrangers.  

Sans plus attendre, voici les gagnants :

Les 6 Talents Cultura romans

En 1935, Edmond Charlot a vingt ans et il rentre à Alger avec une seule idée en tête, prendre exemple sur Adrienne Monnier et sa librairie parisienne. Placée sous l'égide de Giono, sa minuscule librairie est baptisée Les Vraies Richesses. Et pour inaugurer son catalogue, il publie le premier texte d'un inconnu : Albert Camus. Charlot exulte, ignorant encore que vouer sa vie aux livres c'est aussi la sacrifier aux aléas de l'infortune et de l'Histoire...

® Hermance Triay

® Hermance Triay

  • Ma reine de Jean-Baptiste Andrea  _Editions de l’Iconoclaste

Shell n’est pas un enfant comme les autres. Il vit seul avec ses parents dans une station-service. Après avoir manqué de mettre le feu à la garrigue, ses parents décident de le placer dans un institut. Mais Shell préfère partir faire la guerre, pour leur prouver qu’il n’est plus un enfant.. 

 © Vinciane Lebrun-Verguethen© Vinciane Lebrun-Verguethen
  • Le Sans-Dieu de Virginie Caille-Bastide _Editions Héloïse d’Ormesson

Dans ce roman de pirates, placé sous le signe de la vengeance, les tempêtes qui agitent les âmes sont bien plus redoutables que celles qui déchirent les voiles. Entre flibuste et duel spirituel, Le Sans Dieu flamboie comme un soleil noir

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Elles ont fait le serment de renoncer à leur condition de femme. En contrepartie, elles ont acquis les droits que la tradition réserve depuis toujours aux hommes : travailler, posséder, décider. Manushe est l’une de ces « vierges jurées » : dans le village des Balkans où elle vit, elle est respectée par toute la communauté...

 

© Astrid di Crollalanza© Astrid di Crollalanza

Mona Desforêt a pour elle la grâce et la jeunesse des fées. En Indochine, elle attire tous les regards. Mais entre les camps japonais, les infamies, la montée du Viet Minh, le pays brûle. Avec sa fille Lucie et son haut-fonctionnaire de mari, un maurrassien marqué par son engagement pétainiste, elle fuit en Nouvelle-Calédonie.
À Nouméa, les journées sont rythmées par la monotonie, le racisme ordinaire et les baignades dans le lagon. Lucie grandit ; Mona bovaryse. Jusqu'au jour où elle lit Le Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir. C'est la naissance d'une conscience, le début de la liberté.

 

Sous les bombardements, dans Berlin assiégé, la femme la plus puissante du IIIe Reich se terre avec ses six enfants dans le dernier refuge des dignitaires de l’Allemagne nazie. L’ambitieuse s’est hissée jusqu’aux plus hautes marches du pouvoir sans jamais se retourner sur ceux qu’elle a sacrifiés. Aux dernières heures du funeste régime, Magda s’enfonce dans l’abîme, avec ses secrets...

 

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Les coups de cœur :

Littérature française

  • Sa mère de Saphia  Azzedine _Editions Stock
  • La part des anges de Laurent Benegui _ Editions Julliard
  • Le jour d'avant de Sorj Chalandon  _Editions Grasset
  • Taba-Taba de Patrick Deville _Editions du Seuil
  • Comment vivre en héros de Fabrice Humbert  _Editions Gallimard
  • Mercy Mary Patty de Lola Lafon  _Editions Actes sud     
  • Un funambule sur le sable de Gilles MARCHAND _Editions Forges de Vulcain
  • Point Cardinal de Léonor de Recondo  _Editions  Sabine Wespieser
  • L'art de perdre d’Alice Zeniter  _Editions Flammarion

Littérature étrangère

  • Underground railroads de Colson Whitehead  _Editions Albin Michel
  • Le cœur battant de nos mères de Brit Bennet  _Editions Autrement
  • La salle de bal d’ Anna Hope  _Editions Gallimard
  • Hillbilly Elegy de J.D VANCE _Editions du Globe
  • Réveiller les lions de Ayelet Gundar-Goshen  _Editions Presses de la cité
  • Une histoire des abeilles de Maja JUNDE  _Editions Presses de la cité
  • Les huit montagnes, Paolo Cognetti, Editions Stock

 

 

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Recyclivres : faites de la place dans votre bibliothèque !

Vous ne savez plus quoi faire de vos livres, mais impossible de les jeter…

Vous souhaitez faire de la place avant la vente des livres de la bibliothèque prévue le 10 août …

La collecte de Livres et Palabres aura lieu en fin d'été !

 

Une solution écologique et solidaire : Recylivres

L'entreprise qui donne une seconde vie aux livres

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Cette entreprise éco-citoyenne collecte les livres d'occasion, CDs, DVDs, jeux vidéos.

Implantée dans 7 grandes villes, elle propose même de venir à domicile avec une voiture électrique ! (l'entreprise est membre du réseau 1% pour la planète)Quand ce service n'est pas disponible, comme à l'Alpe d'Huez, il est possible d'envoyer gratuitement pas colis dans un point relais ou déposer dans un point-livres (le plus proche de chez nous est la ressourcerie Ozanam à Vaulnaveys.

Les livres sont triés puis revendus sur internet. Ce site internet de vente de livres d'occasion original qui crée un lien solidaire entre ses clients et les populations défavorisées. Le destin d'un livre dont on souhaite se séparer n'est ni la cave, ni la poubelle jaune, ni la déchetterie.

10% de leurs revenus nets générés par la vente des livres d'occasion sont directement reversés à des associations et des programmes d'action de lutte contre l'illettrisme, en faveur de l'accès à la culture pour tous et de la préservation de nos ressources. Plus de 725 000€ ont été reversés à ce jour !

La gestion du stock et les expéditions ont été confiées à l'association ARES qui réalise son activité dans le cadre d'une action d'insertion de personnes en grande exclusion

Attention ! Les livres très abîmés ou aux contenus obsolètes (ex : manuels scolaires), les dictionnaires et encyclopédies, les livres clubs (ex : France Loisirs, Grand Livre du Mois, Sélection du Livre...) tout comme les revues et journaux et les guides de voyage, ne sont pas collectés.

 

La bibliothèque municipale renouvelle sa vente de livres déclassés.

Cette vente aura lieu le 10 août de 10h à 18h, au Palais des Sports et des Congrès,

1€ les livres adultes et 0.50€ les livres enfants !

 

À la suite de cette journée, Livres et Palabres organisera en partenariat avec la bibliothèque,

Une grande collecte fin août/début septembre

Afin de mutualiser le transport jusqu'à Ozanam

 


Recyclivres, l'entreprise qui donne une seconde vie aux livres

 

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On en parle dans la presse : L'exposition des PhotograpHuizats

Attention, il ne vous reste que quelques jours pour découvrir cette exposition !

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Dans les coulisses de la neige

Mercredi, le vernissage de l’exposition des photograpHuizats de l’association Livres et Palabres a fait le plein.  Une exposition en forme de reportage photo au cœur des ateliers d’Alpe d’Huez Grand Domaine où révision, entretien, réparation, maintenance se succèdent tout au long de l’année. Un parcours presque initiatique où l’on découvre des métiers très techniques, où l’on suit les pièces des remontées mécaniques d’une saison à l’autre…

Un hommage

« Nous avons voulu mettre en lumière la diversité des activités, rendre hommage à ces hommes et ces femmes qui œuvrent dans les coulisses » ont déclaré les 7 photographes amateurs. Ce n’étaient d’ailleurs pas ces derniers qui présentaient le mieux cette exposition, mais bien les acteurs de ces clichés ! Pendant près de deux heures, Serge, Florian, Toni ont expliqué leur travail, répondu à la foule de questions d’un public fasciné par cet envers du décor. Plusieurs dirigeants et cadres de l’entreprise étaient présents, dont M. Monier, directeur général, qui a remercié l’initiative: « J’ai pu constater la qualité du projet qui met en avant la compétence et le professionnalisme des équipes »

Un projet au long cours

Cela fait des années que le projet était en discussion avec Cathy Perrin, adjointe directeur marketing et commercial, il a fallu trouver le fil conducteur et le moyen de capter ces quelques moments sans jamais gêner. Et il y aurait encore tant à montrer… Pour conclure, les photographes, Bernard, François, Fred, Michel, Michèle, Sandrine et Tania insistent : « Nous avons été impressionnés par la fierté de leur travail et leur culture de l’entreprise. Nous tenons ici à tous les remercier pour ces belles rencontres et découvertes… ».

 

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vernissage expo SATA - 6

Au cœur de la chaudronnerie avec Serge

vernissage expo SATA - 3

vernissage expo SATA - 4

Les mystères du déchenillage dévoilés par Toni

 

 

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17 juillet 2017

On en parle dans la presse : La fête du pôle culturel à l'Alpe d'Huez et les livres qui font du bien

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C'est LA tendance du moment au rayon littérature : les feel good books nous font rire et pleurer, en un mot, ils nous rendent plus vivants. Outre des titres à rallonge qui titillent notre envie de savoir la suite, ces romans riches en aventures burlesques et en ironie mordante ont pour point commun de s'amuser des misères de nos existences. Car ils ont beau nous rendre hilares dans un métro bondé, ils ne nous confrontent pas moins à des sujets sombres : aléas de la vieillesse, enfer des sans-papiers, tentation de la dépression... Et c'est bien là leur tour de force : nous arracher à nos idées noires tout en ne renonçant pas à regarder le monde en face. Puisque les Français lisent plus en été, selon les statistiques, les feel good books ont la part belle en cette saison.
 
Style vif, aisé, dosant savamment les problèmes qu'ils n'escamotent pas, donc, on les dévore sans les lâcher, mais interrompre notre lecture pour aller se baigner ou faire goûter les enfants, ne nous fait pas perdre le fil. De vrais livres de vacances, qui ne chamboulent pas grand-chose dans nos vies et n'ont rien à voir avec Proust, mais ce n'est justement pas ce qu'on leur demande après une journée harassante ou sur la plage...
Alors voici ces livres qui font du bien, évoqués lors de cette matinée conviviale
 
Il y a les humoristiques

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Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas JONASSON

 

Traduction de Caroline BERG

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08 juillet 2017

L'exposition des PhotograpHuizats de Livres et Palabres !

Pendant deux ans, les PhotograpHuizats ont suivi des hommes et femmes qui œuvrent dans les coulisses pour que chaque jour se renouvelle le plaisir du ski.


Nous avons été impressionnés par la diversité de leurs activités et compétences, la fierté de leur travail et leur culture de l’entreprise.
 
Nous tenons ici à tous les remercier pour ces belles rencontres et découvertes …

 

 

 

La station de l’Alpe d’Huez est heureuse de vous présenter l’exposition

« Les coulisses de la neige : des machines et des hommes »


Les photographies de l’association Livres et Palabres (les PhotograpHuizats) 

sont visibles du 8 au 28 juillet au Palais des Sports et des Congrès.

Nous espérons vous accueillir à l'occasion du vernissage qui se tiendra

 le mercredi 19 juillet à 18h dans la salle d’exposition au 1er étage.

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