Livres et Palabres

29 avril 2019

Le 8e ouvrage et dernier ouvrage de la sélection d'Al'Pages

8.- Brandebourg de Juli Zeh (Actes sud)

traduit de l'allemand par Rose Labourie

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« Une fresque villageoise originale et drolatique sur fond de crise de nerfs environnementale et économique symptomatique des angoisses qui peuplent notre XXIe siècle et  un miroir de la société allemande d’après la chute du Mur et de la réunification »

L'idyllique Brandebourg, située à une heure de Berlin, est une des contrées les plus pauvres d'ex-Allemagne de l'Est. En 2010, un projet de construction de parc éolien vient perturber une petite commune où des Berlinois romantiques qui ont effectué un "retour à la terre" côtoient des paysans du cru et leurs familles. Dans une impressionnante partie d'échecs pleine de suspense, les désirs des uns sont confrontés aux haines des autres.
Grâce à la plume d'acier de Juli Zeh, cette grande fresque contemporaine nous offre du rire et de l'effroi. Un thriller rural qui renouvelle et dynamite le roman de terroir.

Or Les éoliennes peuvent rapporter gros – mais à qui ? Une partie d’échecs se joue derrière les façades proprettes du village  et une manipulatrice essaie de tirer profit des désirs des uns et des haines des autres.

Zeh_Juli ©Marc Melki

Née en 1974 à Bonn, Juli Zeh a suivi une formation de juriste avant d’entamer sa carrière d’écrivai,. elle est une figure littéraire outre-Rhin. Construisant son oeuvre depuis une dizaine d'années, elle a quitté Berlin avec son mari, leurs deux enfants et quelques chevaux pour vivre dans un village du Brandebourg, où elle a écrit ce grand roman sociétal européen. Actes Sud a publié la plupart de ses livres, dont le célèbre La Fille sans qualités (2007), et l'essai, Atteinte à la liberté : les dérives de l'obsession sécuritaire (2010).

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15 avril 2019

Le 7e ouvrage de la sélection d'Al'Pages

7.- Un travail comme un autre de Virginia Reeves (Editions Stock)

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Carine Chichereau

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1820, Alabama

On naît avec quelque chose dans les veines, pour mon père, c'était le charbon, pour Marie, c'est la ferme, pour moi un puissant courant électrique". Roscoe T Martin est fasciné par cette force plus vaste que tout, plus grande que lui, qui se propage avec le nouveau siècle : l'électricité. Il s'y consacre, en fait son métier. Un travail auquel il doit pourtant renoncer lorsque Marie, sa femme, hérite de l'exploitation familiale. Mais l'exploitation connaît des difficultés, si bien que Roscoe s'y sent mal à l'aise, conscient de son inadaptation à ce milieu et de son manque de compétences pour épauler Marie, jusqu'à ce qu'il entreprenne de détourner une ligne électrique pour alimenter la ferme. Peu à peu, la situation s'améliore et leur quotidien embellit. Un jour pourtant, leurs efforts et leurs espoirs s'effondrent lorsqu'un employé de l'Alabama Power est électrocuté par le branchement réalisé par Roscoe, qui est envoyé en prison. 
La plus grande partie du récit relate le quotidien de Roscoe en prison. Durant toutes les années que dure sa détention, Roscoe ne recevra aucune lettre de Marie, aucune réponse  aux nombreux courriers qu'il lui envoie, pas une visite de son épouse ou de son fils...
Cette extrémité interroge, et tient en haleine tout au long de la lecture.

 

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Virginia Reeves a longtemps vécue dans le Montana et s’est installée à Austin dans le Texas. Un travail comme un autre est son premier roman

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14 avril 2019

On en parle dans la presse… le triathlon des mots

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Retrouvez toutes les photos dans l'album 19

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02 avril 2019

Rencontre d’auteurs samedi 6 avril à la bibliothèque

Affiche rencontre littéraire

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01 avril 2019

Le 6e ouvrage de la sélection d'Al'Pages

6.- Didier la 5ème roue du tracteur de Pascal Rabaté (scénario) et François Ravard (Illustrations)

(Ed. Futuropolis)

France

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Sélection Prix BD Fnac France Inter 2019

 Didier vit avec sa soeur Soazig dans une petite ferme bretonne. Il est très malheureux : à 45 ans, ce passionné du tour de France, n’a toujours pas connu le grand amour. Alors qu’il doit acheter une moissonneuse à la vente aux enchères du matériel agricole de Régis, copain de beuverie et fermier en faillite, il revient sans matériel mais avec son copain. Soazig est furieuse, mais pourtant le courant passe entre Régis et elle, soufflant un vent de liberté sexuelle. Consciente des malheurs de son frère, elle l’inscrit à son insu sur un site de rencontres. Rapidement, le profil de Didier fait une touche : la très entreprenante " Coquinette

 

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Edition Futuropolis   

Avant la maison d'édition, une librairie

Avant de devenir une maison d'édition, Futuropolis a d'abord été une librairie spécialisée en bande dessinée (établie au 130 rue du Théâtre dans le 15e arrondissement de Paris), créée par Robert Roquemartine et baptisée en hommage à Futuropolis, bande dessinée de science fiction créée par Pellos. Il s'agissait alors de l'une des rares librairies parisiennes de bande dessinée.

La librairie publiait aussi un fanzine, « Comics 130 », dont un numéro hors-série de 1971 consacré aux Aventures potagères du Concombre masqué de Nikita Mandryka[1].

Rachetée par Étienne Robial et Florence Cestac en 1972, la librairie devient vraiment une maison d'édition avec la publication de son premier livre en 1974[]. Après la publication de La bête est morte ! en 1977, l'équipe de Robial et Cestac revend la librairie - qui change alors de nom - pour se consacrer pleinement à l'édition.

Futuropolis est une maison d'édition de bandes dessinées  qui privilégie depuis l'origine la création d'auteur. Cédée en 1988 aux Éditions Gallimard, l'ancienne maison d'édition, devenue un peu orpheline après le départ de Robial en 1994, est activement relancée en 2004 d'abord en partenariat avec Soleil Productions, puis uniquement par Gallimard. L'Association, lors de sa fondation en 1990, s'est réclamée de l'esprit de Futuropolis.

 

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Pendant des années, Pascal Rabaté a réalisé des albums extraordinaires, parlant de gens ordinaires, dans l’indifférence générale. Seuls ses éditeurs croyaient en lui. Il a fallu qu’il adapte un roman russe épique (et oublié) Ibicus, d’Alexei Tolstoï, pour que tout le monde lui reconnaisse du génie. Et Pascal Rabaté a alors pu reprendre ses chroniques provinciales, n’hésitant à changer de style quand bon lui semble. « Je n'ai pas de style, je cherche simplement à ce que la forme corresponde au fond. Quand on veut faire un trou vaut mieux prendre une pelle qu'un râteau, pareil pour le dessin, je ne me sens pas de travailler un dessin expressionniste quand je veux faire une comédie. Et dessiner de la même façon, c'est la mort du petit cheval, c'est refuser d'avancer. »

 « Je m’intéresse plus à l’humain qu’au décor, ce qui se ressent encore plus dans mes premiers titres. Je suis un voyeur. Ce que j’essaie avec mes personnages c’est que l’on puisse imaginer leur vie avant, après, j’aimerais que l’on croit qu’ils existent vraiment, qu’ils soient incarnés. Je déteste les clichés. Le cliché est un cancer. Dans n’importe quel média quand on représente un mec qui se fait larguer, on voit presque systématiquement le type s’approcher d’une table et tout foutre en l’air. Conneries ! Les gens ne réagissent pas tous pareil. Si on n’a pas d’imagination faut compenser par l’observation ou le vécu. Les clichés sont faits pour être détournés. »


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21 mars 2019

Rappel : Le 4e triathlon des mots, c'est ce samedi

4e triathlon des mots 2019

 N'hésitez pas à téléphoner à Sandrine au 06 15 42 84 84 ou à Sylviane au ‭06 10 85 03 94‬ !

4e TdM Programme 2019

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18 mars 2019

Le 5e ouvrage de la sélection d'Al'Pages

5.- La ferme des Miller de Anna Quindlen (ed. Belfond)

Traduit de l'anglais (US) par Silke ZIMMERMANN

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Petite fille précoce et curieuse, Mimi mène une enfance protégée dans la ferme familiale. Il y a Bud, son père cultivateur et répare-tout ; Miriam, sa mère infirmière ; ses deux frères, le taiseux Eddie et le caïd séducteur Tommy ; ainsi que Ruth, sa tante qui, pour une raison étrange, ne s’éloigne jamais de la maison. Un monde rassurant, fait d’éclats de rire et de joie, que Mimi pense immuable.

Mais nous sommes en 1966 et ces jours sont comptés… La guerre du Vietnam laisse Tommy meurtri, la maladie frappe Bud et le gouvernement veut inonder la vallée pour construire un barrage. Alors qu’elle envisageait de quitter le village pour suivre des études de médecine et retrouver son amour d’enfance, Mimi va devoir faire un terrible choix. Récit magnifique dans lequel l’amour, les drames et les secrets inavouables façonnent le destin d’une famille américaine de la seconde moitié du XXe siècle.

 

Anna Quindlen

Anna Marie Quindlen est écrivain et journaliste née en 1952

Née d'un père irlandais et d'une mère italienne, elle est l’auteur de cinq best-sellers, dont Contre Cœur (One True Thing, 1994), Noir comme l’Amour (Black and Blue, 1998), L’Enfant sourira peut-être (Blessings, 2002) et Tous sans exception (Every Last One, 2010).

Journaliste célèbre, elle a signé dans le New York Times une série de chroniques qui lui ont valu le prix Pulitzer en 1992, ainsi qu’une autre série pour Newsweek, de 2000 à 2009.

Anna Quindlen vit à New York avec sa famille.

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04 mars 2019

Le 4e ouvrage de la sélection d'Al'Pages

4.- Rural noir de Benoît Minville (Ed. Gallimard).

France

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Il n’y a pas tromperie sur la marchandise avec le titre du roman de Benoît Minville, Rural noir. Ce sombre récit campagnard se déroule en effet dans la Nièvre, loin des grandes agglomérations. Un roman noir à la fois cruel et violent, mais aussi tendre et lumineux ; évoquant la culpabilité, l'amitié et la famille.

Ados, Romain, Vlad, Julie et Christophe étaient inséparables, ils foulaient leur cambrousse dans l'insouciance. Tout a changé cet été-là. Un drame, la fin de l'innocence.
Après dix ans d'absence, Romain revient dans sa Nièvre désertée, chamboulée par la crise, et découvre les différents chemins empruntés par ses amis. Difficiles retrouvailles d’adultes qui se sont éloignés aux berges d’une adolescence qui s’achevait. Ils se sont quittés sur un drame, ils se retrouvent sur un autre. A travers une intrigue simple mais prenante, entre passé et présent, Benoît Minville fait montre de qualités humaines et stylistiques touchantes. Parce qu’il met toujours en avant les relations humaines. Parce qu’il privilégie les émotions ; large palette d’émotions,d’ émotions ambivalentes.

Benoît Minville

Benoît Minville est né en 1978 à Paris et vit à Sartrouville. Il doit à sa mère, libraire, de lui avoir inoculé le doux virus : entré en librairie pour un été, il n'en est jamais ressorti. Mordu d'échanges et de conseils, lecteur passionné de tout livre qui transporte une énergie (de Larry Brown à Benjamin Whitmer, de James Ellroy à Joe R. Lansdale, de DOA à Don Winslow), auteur d'ouvrages pour jeunes adultes publiés aux Editions Sarbacane, il signe ici son premier roman noir.

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18 février 2019

Le troisième ouvrage de la sélection d'Al'Pages

3.- Les huit montagnes de Paolo Cognetti (Stock)

Traduit de l’italien par Anita Rochedy

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 « La forêt était remplie de ces fosses, tas, ferrailles, que Bruno traduisait pour moi comme autant de signes d’une langue morte. Et en plus de ces signes, il m’apprenait un dialecte qui sonnait plus juste que l’italien à mes oreilles, comme si, en montagne, il me fallait remplacer la langue abstraite des livres par la langue concrète des choses. »

 

Récompensé par le prix Strega (sorte de Goncourt italien), Les Huit Monta­gnes, de Paolo Cognetti (né en 1978), est une histoire d’amitié, de filiation. Mais ce beau roman est sans doute d’abord une déclaration d’amour à la montagne, aux heu­res passées à dévaler les sentiers de pâturage ou grimper vers les sommets. Le livre de Paolo Cognetti  nous montre tout ce que l’on peut construire et vivre pendant l’enfance, et à quel point ça sculpte notre vie d’adulte.

 

C’est l’histoire dans le Val d’Aoste, d’une amitié indélébile entre deux enfants, l’un citadin, l’autre montagnard. Pietro, l’enfant solitaire de Milan, et Bruno, le gamin farou­che de l’alpage, sont devenus amis, naturellement. A 11 ans, Bruno connaît tous les creux des torrents où les truites viennent se cacher en ondulant et les emplacements des précieux refuges. Parfois, le père de Pietro emmène les deux garçons plus haut, là où le mal des montagnes se fait sentir et où le brouil­lard inquiète les derniers de cordée. Mais, pour les deux enfants, les heures les plus marquantes restent celles des longues marches côte à côte sur les sentiers râpés par la sécheresse de l’été. Des années durant, le petit Milanais reviendra au village de Grana, pour repartir et ressentir à nouveau la nostalgie des cimes.

Il y a du Pagnol dans cette histoire d’amitié enfantine et d’initiation. Quel­que chose de La Gloire de mon père, entre éducation et mélancolie. Cependant, Les Huit Montagnes n’est pas une simple histoire de copains qui grandissent, se construisent et s’éloignent peu à peu l’un de l’autre. L’auteur convoque également la silhouette paternelle, qui préférait le silence aux élans du cœur. Il dit aussi que l’apprentissage de la vie est une exploration qui évoque une longue randonnée. Parfois, on abandonne le sentier pour atteindre une crête, « juste pour le plaisir de découvrir ce qu’il y a de l’autre côté ».

« Peut-être ma mère avait-elle raison, chacun en montagne a une altitude de prédilection, un paysage qui lui ressemble et dans lequel il se sent bien. La sienne était décidément la forêt des mille cinq cents mètres, celle des sapins et des mélèzes, à l’ombre desquels poussent les buissons de myrtilles, les genévriers...

 Mon père avait une façon bien à lui d’aller en montagne. Peu versée dans la méditation, tout en acharnement et en bravade. Il montait sans économiser ses forces, toujours dans une course contre quelqu’un ou quelque chose, et quand le sentier tirait en longueur, il coupait par la ligne la plus verticale. Avec lui, il était interdit de s’arrêter, interdit de se plaindre de la faim, de la fatigue ou du froid, mais on pouvait chanter une belle chanson, surtout sous l’orage ou en plein brouillard ».

 

Tout au long du livre, on retrouve ce sentiment de simplicité qui fait beaucoup de bien. L’histoire du roman Les huit montagnes se déroule dans un monde où la surconsommation n’a pas sa place, où l’on attache de l’importance à l’essentiel et où tout semble plus fort : les relations, les lieux, les souvenirs.

 

Pourquoi 8 montagnes ?

Val d'Aoste  est une province au nord ouest de l’Italie divisée en huit unités de communes réparties sur 74 communes

 

Paolo Cognetti

Paolo Cognetti, né à Milan en 1978, est l’auteur de plusieurs recueils de nouvelles, d’un guide littéraire de New York, et d’un carnet de montagne. Les Huit Montagnes, son premier roman, en cours de traduction dans 31 pays, a reçu le prix Strega.

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